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Lawrence Even'eth, fils de la foudre

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A light glimmer in the shadows

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Lawrence Even'eth
A light glimmer in the shadows
Message Sujet: Lawrence Even'eth, fils de la foudre | Jeu 15 Nov - 15:21




Lawrence Even'eth


feat. Alex Pettyfer


Identité


Âge: 24 ans

Contamination: Mutant

Pouvoir éventuel: Électrokinésie

◘◘ Autrefois il y avait ces gens que l’on disait connectés. Ces geeks qui ne sortaient que peu ou proue. Aujourd’hui, il y a moi, quelqu’un qu’on pourrait qualifier de branché. Oh pas comme un fana de mode, non. Mais je sens les courants électriques, les câbles oubliés, et surtout le RESEAU. Vous trouvez sans doute cela étrange, alors que les autorités disent que le net n’existe plus, mais moi je le sens encore. Pour l’heure, seul leur intranet m’est accessible via l'ordinateur que j'anime, mais le vrai, celui qui fonctionne encore au-delà de cette prison qu’ils ont conçus pour nous, je sais qu’il est toujours là, de l’autre côté de leurs barrières. Un jour, j'en suis persuadé, je réussirai à communiquer avec l’extérieur.

Seulement, si ce pouvoir me plait et m’enivre, il n’a pas que de bonnes facettes. Comme pour chaque chose, il existe deux faces à la médaille. Ainsi, je suis souvent chargé. Sans le vouloir, il m’arrive d’électriser certaines personnes que je touche. Oh pas énormément, de simples fourmillements comme cela pourrait arriver à tant d’autres personnes. Vous savez, ce que l’on appelle l’électricité statique ? Et bien c’est un peu l’explication que je donne. Vous pensez bien que je ne vais pas dire la vérité. Seulement, quand je le veux vraiment, ou que je suis en colère, cela peut devenir dangereux… pour l’autre.

De plus, j'ai un petit souci...majeur avec l'eau car si je n'y fais pas attention, je m'électrocute moi-même et je risque la mort. Je ne peux faire trempette dans la mer, ou dans un bain sans endormir mon pouvoir au préalable. Heureusement, je résiste à la pluie...

Saviez-vous que le corps humain est en permanence parcouru de milliers de petites décharges électriques ? Moi j’ai l’impression que je peux les voir, et c’est vraiment fascinant. Je me demande si un jour je ne serai pas capable d’arrêter un cerveau humain comme on coupe simplement le courant dans une lampe en appuyant sur l’interrupteur. Avouez que cela serait particulièrement tentant envers un ennemi un peu pressant. Néanmoins, lorsque je n'ai pas recours à l'électricité présente au dehors, que ce soit dans l'air, dans les câbles oubliés, ou dans une quelconque autre source, lorsque je dois puiser les ressources au cœur même de mon corps, je me fatigue en conséquence. Plus la demande en énergie est grande, plus la fatigue viendra vide et je peux m'endormir pour un temps, ou pour toujours si je présume trop de mes forces.

Lorsque l'orage gronde, et plus précisément quand la Foudre se montre, mon corps entre alors comme en résonance avec elle et j’ai le sentiment d’être habité d’une énergie nouvelle. Peut-être parce que l'air est alors saturé en électricité, et que cela me fait vibrer.

Parfois, il arrive que certaines parties de mon corps s’aimantent sans que je le veuille. Cela pourrait faire sourire, mais il faut avouer que cela est assez gênant. Dans le futur, j’espère arriver à contrôler cette dimension de ce que je considère aujourd’hui plus comme un don, qu’une malédiction, contrairement à ce que l’opinion publique prétend. ◘◘


Personnalité:

Lawrence est un jeune homme qui a une politique très précise depuis qu’il est devenu mutant : celle de l’exposition minimale. Ainsi, il tend à ne pas vouloir qu’on le remarque, particulièrement quand il s’aventure la nuit dans la ville. Bien entendu, lorsqu’il œuvre pour la société de son père, son charisme naturel ressort et ses actions font qu’il est remarqué, mais pour ses talents orateurs et ses compétences et non pour sa petite particularité. Il est également à noter qu'il est assez charmeur, mais qu'il n'a, à l'heure actuelle, pas trouvé chaussure à son pied.

Impulsif, il a tendance à agir rapidement, ce qui lui joue parfois des tours. Cependant, c’est lorsqu’il est soumis à l’adrénaline qu’il est le plus efficace. Ainsi, soumis au danger, où à devoir prendre une décision rapidement sous peine d’en mourir, il est on ne peut plus débrouillard.
C’est d’ailleurs une facette importante de son caractère, il aime ressentir l’ivresse du péril, et des sensations fortes. Il a d’ailleurs bien du mal à se faire à une vie routinière et sans piment et apprécie particulièrement d’apprendre, et de découvrir de nouvelles choses, notamment par les voyages.

De nature curieuse, il apprécie en savoir beaucoup sur les gens qu’il côtoie, mais peu de se dévoiler. Il va de soi qu’il a vraiment beaucoup de mal à accepter qu’on lui cache des choses, soi disant parce que ce n’est pas important ou que cela risque de lui faire du mal… voire pour autre chose. Il aime les gens qui sont francs, mais préfère tout de même que ceux-ci s’expriment avec les formes requises.

Lawrence est un jeune homme qui possède l’esprit vif et le regard alerte. Il supporte mal d’avoir la sensation d’être suivi ou d’être collé de trop près en rue ou dans une file d’attente. Aimant particulièrement avoir son espace personnel, il n’apprécie guère qu’on entre dans sa bulle sans y être invité.

Avide de liberté, il a toujours eu la sensation d’être coincé et oppressé dans sa petite vie. Depuis qu’il a découvert ses pouvoirs, il se sent revivre. Ayant passé sa plus tendre enfance soumis au bon vouloir des autres, il s’est forgé une antipathie marquée pour ceux qui lui donnent des ordres et tentent de régir sa vie sans qu’il n’y consente. C’est d’ailleurs pour cela qu’il éprouve un grand besoin de reconnaissance pour les choses qu’il fait et qu’il a choisi de lui-même. Il est presque vital pour lui qu’on reconnaisse sa valeur et aime particulièrement rendre service et être vu un peu comme un sauveur. Bien qu’il ait du mal, justement, à apprécier ses marques de reconnaissance de part sa nature modeste et le fait qu’il ait souvent été rabaissé par son père par le passé malgré toute sa bonne volonté et sa progression.

Lawrence n’est toutefois pas un gentil agneau. Certains pourraient même le considérer comme un sociopathe car il éprouve bien du mal à comprendre la peine et le malheur des gens qui ne lui sont pas proches. Par le passé, on l’a parfois qualifié d’insensible, et pourtant, lui aussi éprouve des sentiments. Désormais, il a appris à les simuler, à défaut de les ressentir en permanence. Il apprécie néanmoins plus les animaux que les humains car il pense que chacun d’entre eux a un prix pour lequel il peut être acheté. Ce qui fait qu’il a du mal à accorder une confiance pleine et entière aux gens. Il ne se montre d’ailleurs loyal et protecteur qu’avec ceux qui sont entrés dans son cercle intérieur.

Il peut se montrer particulièrement inventif, sadique et cruel avec ceux qui lui font du mal. Cependant, il est homme disposé à accorder son pardon, une fois que la personne a payé sa faute selon lui.

Physique:

Lawrence mesure un mètre quatre-vingt-trois pour septante-sept kilogrammes. Les premières choses que l'on remarque lorsqu'on l'observe sont ses épaules larges, son dos et ses pectoraux bien carrés ainsi qu'une taille fine. Ce qui lui fait un physique fort agréable et lui octroie un certain charisme tant envers la gente féminine que masculine.

Blond à tendance châtain, il garde en général ses cheveux courts, bien qu'il lui soit arrivé par le passé de les porter mi-longs. Ses yeux ont une couleur assez étonnante, un beau bleu aux reflets noisettes qui lui offre un regard clair, quoi qu'assez mystérieux.

Sa peau est claire également et à tendance à ne pas vraiment bronzer. Cependant, une fois qu'il obtient un teint hâlé, il le garde très longtemps, parfois même jusqu'au cœur de l'hiver.

Ses vêtements peuvent varier du classique élégant, à une version plus sportive lui permettant de se déplacer plus aisément. Il ne porte pas de bijoux, ni boucles d'oreilles, ni bracelets, ni colliers, faute d'avoir trouvé quelque chose en quoi il croyait ou qu'il voudrait arborer. Et puis, ne dit-on pas que c'est le meilleur moyen d'être retenu contre son grès par un fil barbelé, ou une main trop agile ?

La plupart du temps, Lawence est un homme qui a le sourire aux lèvres et qui ne dévoile pas spécialement ses sentiments sur son visage, du moins, l'espère-t-il. Il aimerait bien faire comme s'il portait un masque en permanence, mais... parfois cela lui joue des tours car on pense qu'il est insensible. Pourtant, il ne se définit pas lui-même comme un sociopathe, vous oui ?

Sur son corps, aucun tatouage n'est présent, cependant, il porte sur son torse une étrange brûlure en forme d'éclair, vestige d'un coup de foudre, littéralement. Seulement, il ne vous dira jamais la vérité sur le lieu où cela s'est passé, après tout, c'est une information classée top-secret comme tout ce qui touche à la Zone Zéro.

Opinions


Impact de la situation:

On dit que la jeunesse s'adapte très bien et Lawrence n'y a pas fait exception. Et pourtant, il fut au cœur des évènements il y a un peu plus de trois mois. Lorsque le message des dirigeants est passé sur toutes les ondes, il n'a pas eu peur, mais il ne s'est pas non plus précipité avec la queue entre les jambes dans les bras des scientifiques et des militaires.

Certainement impulsif, le jeune homme n'a cependant pas oublié son intelligence et son esprit critique pour autant. Ainsi, caché dans l'ombre, il s'est d'abord fait observateur silencieux des évènements, oubliant avec raison de signaler qu'il était dans la Zone Zéro au moment précis de la catastrophe, et ce, avec les conséquences que cela impliquait selon le gouvernement : une maladie 'mortelle', gravissime... Mais lui se sentait bien malgré sa prise de jus.

En découvrant ce qu'il se passait avec ceux qui n'avaient pas eu la même jugeote que lui, Lawrence eut encore moins l'envie et l'intention de se dénoncer, et lorsque les premières manifestations de son pouvoir, sa mutation, virent le jour, il fut déstabilisé, et presque toujours agréablement surpris. Seulement tout ne se passa pas comme dans un rêve et il connût quelques déboires et désenchantements.

Aujourd'hui, Lawrence est un simple citoyen en apparence, étudiant devenu homme d'affaires, ayant un travail comme la plupart des gens et tentant de mener une vie relativement normale malgré la catastrophe. En somme, un jeune homme auquel on ne pourrait rien reprocher. Officieusement, bien qu'il ne s'est pas fait connaître en tant que mutant sous sa vraie identité, il tend à venir en aide à ceux qui appellent à l'aide et qui en ont besoin tout en restant fidèle à sa politique d'exposition minimale. Ainsi, il agit en portant une capuche afin de dissimuler les traits de son visage.

Il va de soi qu'il garde quelques rancœurs envers la Neo Corporation car il la tient pour responsable de son emprisonnement à San Francisco et la probable mort de son grand-père, quoi qu'il envisage que ce dernier soit mêlé à toute l'histoire. Lawrence a d'ailleurs entrepris de fouiller dans ses carnets de notes et ses papiers pour en apprendre plus.

Soi réel



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Dernière édition par Lawrence Even'eth le Sam 17 Nov - 21:57, édité 5 fois
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Lawrence Even'eth
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Message Sujet: Re: Lawrence Even'eth, fils de la foudre | Jeu 15 Nov - 15:21


Histoire


Je suis né un vingt novembre au cœur de la Grosse Pomme, surnom de la belle New York, une ville qui ne dort presque jamais. Enfant, je grandis auprès de mes parents, Grace Sheffield et Lysander Even'eth, dans l’arrondissement de Brooklyn, à trois kilomètres de la plage. Ce fut une enfance heureuse, quoi que rythmée déjà par les tensions avec mon paternel.

Durant mes secondaires, je fus aimé des professeurs, et moins de mes camarades. Et si je ne fus jamais véritablement seul, je n’eus que peu d’amis. Certains diront que c’est parce que je les choisissais, mais je pense que cela tient essentiellement à la maturité. En effet, depuis mon plus jeune âge, je ne fus entouré que d’adultes, essentiellement des relations de mon père lors de galas de bienfaisance ou de soirées mondaines, et les individus de mon âge avaient tendance à m’ennuyer de part leur futilité. Ce n’était pas que j’étais particulièrement plus intelligent que les autres, ou plus fayot, mais je ne faisais partie d’aucun groupe à proprement parlé et ma meilleure amie eut pour nom la solitude, tandis que mes rêveries m’emmenaient voyager au cœur des livres.
Mon père, un homme d’affaires, rentrait souvent tard à la maison, quand il ne parcourait pas le monde, son travail étant d’acheter de grosses entreprises pour une bouchée de pain afin de les revendre morcelées et ainsi faire des bénéfices conséquents. Son premier achat ? L’entreprise de son propre père qu’il projeta ainsi sur la paille et il n’en fut pas peu fier. Propriétaire de sa propre boîte, il était respecté et aimé par ses pairs, mais à la maison, nous subissions tous ses ressentiments et sa mauvaise humeur qu’il ne montrait jamais à l’extérieur. Ma mère tentait parfois de faire barrage entre lui et moi, mais subissait alors son courroux et ce n’était gai pour personne. Souvent elle me parla de le quitter, mais elle n’en fit jamais rien et je restai là à l’écouter parler continuellement sur le dos de celui qui était son mari.

Vint alors le moment de choisir des études. Il fut bien entendu certain que mon père voulut que je reprenne son entreprise, celle qu’il avait montée de ses propres mains. Et bien que là n’était pas mon rêve, je fus contrains de me plier à ses exigences. Cependant j’obtins le droit d’entrer dans une université alliant les études et le sport en compétition.
C’est ainsi que j’entamai un cursus à la Leonard N. Stern School of Business de New York après avoir passé une sélection draconienne. Pendant les vacances de printemps de la première année, tous les Sternies doivent effectuer un voyage financé par l'université dans le cadre d'un projet d'études internationales et je n’y fis bien entendu pas exception. Je choisis de partir à Hong Kong en Chine afin de prendre part à des projets mettant en exergue le commerce mondial et une meilleure compréhension d'une autre culture.
Ensuite, après mes trois années de baccalauréat, je m’inscrivis à deux masters en parallèle, en Management international et en Finance d’entreprise et des marchés. J’eus la chance de ne rater aucune de mes années et c’est ainsi que je sortis diplômé à l’âge de vingt-deux ans.

Mais cela ne suffit pas à mes parents. En effet, ils se considéraient comme trahis depuis mes dix-neuf ans, lorsque j’avais uni mon corps à un homme, Seth Palmer, et que j’eus entamé une relation assez suivie avec cet étudiant. Ainsi, s’ils me permirent de finir mes études, et malgré que cette relation ne dura en tout et pour tout que six mois, bien que je n’en restai pas chaste pour autant, ils décidèrent de m’envoyer au loin pour me remettre dans le droit chemin. C’est ainsi que j’arrivai dans la ferme de mes grands parents maternels à San Francisco.

J’y emménageais en prenant avec moi mon superbe étalon pur sang arabe presque noir répondant au nom de Sheytan, celui avec qui j’avais gagné tant de compétitions. Mais ce que mes parents n’avaient pas prévu, c’est que j’allais bien rencontrer quelqu’un là-bas, mais pas tout à fait la personne rêvée, pour eux. Il, parce que s'en était bien un, et non une elle, s’appelait Jared Griffin et était palefrenier. Jeune homme de dix-sept ans, pur… et presque innocent. Il n’avait jamais connu l’amour, mais je ne pus manquer son regard sur moi et de fil en aiguille, je devins son professeur et il devint mon amant. Relation qui fut tenue secrète près d’une année. Ma couverture ? La fille des voisins qui ne cessait de me courir après, Fiona Holton. Gentille fille, mais pas bien maligne. Le souci fut lorsqu’elle me trouva dans la grange avec Jared, et pas vraiment entrain de jouer aux cartes. Meurtrie, pensant sincèrement avoir eu une chance, elle ne sut tenir sa langue et il fut renvoyé. Dire que je lui en voulus serait un euphémisme, mais je ne me suis pas vengé, car le fait qu’une vipère venimeuse fut glissée dans sa couche n’est absolument pas de mon fait, qu’elle en eut été allergique non plus. Aujourd’hui, je pense qu’elle est dans le coma, ou morte, peu m’importe.

A San Francisco, je ne me tournai pas les pouces et je ne passai pas mon temps à la ferme, ou dans quelque couche. Je n’étais pas le genre d’homme à juste me laisser vivre et c’est pourquoi je cherchai du travail. Ainsi, quelque un mois après mon arrivée, j’entrais dans une entreprise d’informatique comme manager et chargé des relations publiques.

Mis à part mon exil forcé dans une ville quelque peu éloignée de mes origines, je trouvai là le moyen de me sentir plus libre que je ne l’avais jamais été et je pus un peu oublier la société paternelle. Un an après être arrivé, je décidais de m’acheter une petite maison sur place et je renouai quelque peu ma relation avec mon père. Ce qui ne m’empêcha pas de revoir Jared. Viré de chez mes grands parents, il n’avait plus aucun lieu où aller, ses parents l’ayant jeté à la porte en découvrant son homosexualité. Il finit par emménager chez moi, quelques temps. Jusqu’à ce qu’il perde la vie trois mois plus tard, assassiné par quatre personnes anti-homosexuels. Ils furent condamnés à mort, et je quittai le pays pour la France. Là, je me mis à travailler pour le compte de mon père aux dimensions de l’Europe. Et durant un an et demi, je ne revis plus l’Amérique, ce qui me fit le plus grand bien. Je l'avais quittée car elle me rappelait avec trop de force de mauvais souvenirs et j'avais besoin de faire mon deuil. Il va de soi que ce ne fut pas simple, et que je me perdis longtemps dans le monde de la nuit.

Lorsque je revins à San Francisco, si une peine latente m'habitait toujours, elle était plus emplie de nostalgie que de mélancolie et ce fut avec un certain plaisir que je renouai un peu avec mon ancienne vie, bien que travaillant désormais pour mon paternel, tout en gardant une proportion à sortir le soir. Pas toujours pour faire la fête, mais parfois simplement pour profiter d'une solitude que j'avais oubliée et savourer le monde de l'obscurité.

Aujourd'hui, alors que je suis presque à l'aube de mes vingt-cinq ans, tout a changé. Cette ville que je croyais connaître s'est parée bien différemment et j'ai l'intime conviction que notre gouvernement n'y est pas étranger. Tout a commencé il y a un peu plus de trois mois et je m'en souviens comme si cela s'était passé hier. Ce soir-là, j'étais en vadrouille dans ce qui allait devenir la Zone Zéro, calme, et seul. Un orage est arrivé soudainement, me prenant totalement par surprise et trempé, je me suis mis à la recherche d'un abri près de la zone industrielle. Pourquoi j'aimais me promener là bas ? Simplement, parce que les bruits de la ville ne s'y faisaient pas entendre et que les étoiles étaient bien visibles. Idiot me diriez-vous ? Peut-être, mais contrairement aux parcs ou à la plage, personne ne venait jamais là.

Et puis... il y eut l'Incident. Une explosion, des lumières partout et un étrange gaz. Je n'ai pas demandé mon reste et je me suis enfui, bien avant que les hommes en armes ne débarquent avec leurs gros sabots, leurs combinaisons blanches et leurs cordons de sécurité. Seulement, par je ne sais quel coup du sort, je devins une cible pour ELLE, la belle dame aux couleurs de feu : la Foudre. Elle me percuta alors que je courais et je bondis en l'air sous le choc, j'entendis encore les sirènes de police dans la nuit et puis ce fut le trou noir.

De la chance ? Oui je crois que je ne peux le nier, c'est bien cela qui m'a sauvé. Je suis ce que l'on appelle un survivant. Oh bien sûr, je ne suis pas le seul. D'autres avant moi ont survécu à des coups de foudre, j'en avais déjà entendu parler, mais rien n'aurait pu me préparer aux changements que cela allait engendrer en moi. Lorsque je repris conscience, je mis près d'une demi-heure à arrêter de voir trouble et d'arriver à me lever. Au début, même si je sentais une légère douleur dans mes membres, j'avais simplement l'impression de mettre endormi dans une position inconfortable, mais lorsque je vis mon reflet dans la fenêtre cassée d'un bâtiment, je ne pus retenir une expression de stupeur mêlée de rire. J'étais extrêmement noir et seuls les contours de mes yeux étaient encore roses, quant à mes cheveux, ils étaient pires que bien dressés sur ma tête, et j'avais comme l'impression de sentir le roussi, et surtout ma tête était lourde, si lourde.

La première chose que je fis en rentrant chez moi ce jour-là, fut de me déshabiller et de prendre un bon et long bain. Ensuite, je mis la télévision et c'est à ce moment-là que j'entendis l'Appel du gouvernement. Moi, je me sentais relativement bien, et peu m'importait bien leurs dires ce soir-là, je partis simplement me coucher. Le lendemain... Il n'y avait plus de courant nulle part, et les ordinateurs, comme tous les appareils électriques d'ailleurs, semblaient avoir grillés. Dehors, il y avait des cris, des pleurs, et de la terreur. Au bout d'une semaine, des rumeurs, comme quoi les gens qui s'étaient présentés au gouvernement, ou qui avaient été arrêtés, disparaissaient, se mirent à courir. Quant à mon grand-père, qui avait jadis travaillé pour la Neo Corporation, depuis la nuit du drame où on l'avait rappelé à l'entreprise, il n'avait plus refait surface, plongeant, Tiana, ma grand-mère, dans la prostration la plus totale.

Seulement, en plus de devoir la soutenir, je devais faire face à l'apparition de quelque chose d'inconnu, de quelque chose de spécial et d'un peu déstabilisant aussi. La venue de quelques facultés. Les deux premiers jours après la catastrophe, je pensai simplement que les étincelles qui sortaient parfois de mes doigts étaient des résidus de ma rencontre avec cet éclair particulièrement chaleureux, mais le temps passant, je dus bien me rendre compte qu'il y avait autre chose. Dans les rues, les appels résonnaient toujours, on parlait de mutations et de dangers, et je me promis de ne rien dire au début. Voyant l'évolution de notre ville, et la particularité de mes dons, je finis par cacher tout cela au fond de moi. Il n'était plus temps de parler. Quant à ma grand-mère, par peur de me perdre moi aussi, elle en devenait étouffante, et je finis par espacer mes visites auprès d'elle. La ville abandonnée devint mon nouveau terrain de jeu et je m'y aménageai un petit pied-à-terre, une petite cache.

Au fur et à mesure que les jours et les semaines passèrent, ma mutation se mit à évoluer, à s’aggraver auraient dit les médecins, mais cela me fascinait et me plaisait de plus en plus. Je me mis à parcourir la ville avec un petit ordinateur portable auquel j’avais réussi à redonner vie que je dissimulais dans mon sac afin de m’en servir pour intercepter, entre autre, des communications entre nos dirigeants et leur police pour, dans la mesure du possible, leur soustraire leur proie sous leur nez.

Il va de soi que si aujourd'hui, nombre de mutants ont entendu parler d'un homme au visage caché qui les aide dans l'ombre, je tente d’être le plus prudent possible, mais cette adrénaline me fait vibrer et j'ai l'impression d’œuvrer pour quelque chose de bien.



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Dernière édition par Lawrence Even'eth le Jeu 15 Nov - 20:17, édité 3 fois
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Eryn Blake
Mutation Sensor
Message Sujet: Re: Lawrence Even'eth, fils de la foudre | Dim 18 Nov - 13:49

Bon, j'ai fait disparaître les messages de bienvenue sans le vouloir, et ma tentative de refusion des sujets s'est avérée catastrophique. Donc, les quelques premiers messages :

Killy Novak a écrit:
Bienvenue o/
Ta fiche est terminée, je suppose ? Si j'ai le temps ce soir, je me pencherais dessus. Sinon, hé bien, vu l'activité des deux autres admins, je dirais que tu seras validé rapidement =D

Lawrence Even'eth a écrit:
Bonsoir Mademoiselle Novak,

Ma fiche est en effet terminée. Je vous remercie de votre intérêt et j'attends avec impatience de vos nouvelles.

Lawrence Even'eth.

Aria Blake a écrit:
Hey, fils de la foudre ? Bienvenue parmi nous, Percy Jackson 8D !

/SBAF/


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Lawrence Even'eth, fils de la foudre

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