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Elisabeth Romanov

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Message Sujet: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 14:18




Elisabeth Romanov


feat. Clémence Poesy


Identité


Âge: 30 ans
Contamination: Mutant
Pouvoir éventuel: Elisabeth entend, ressent et "comprend" les vibrations, qu'elles soient audios ou terriennes. Si quelqu'un marche à quelques dizaines de mètres d'elle, elle peut grâce au tressaillement que ses pas suscitent sur la surface de la terre, retrouver son emplacement. Beaucoup plus tard elle pourra éventuellement en déduire la corpulence et la taille de l'individu. Au niveau auditif, sa mutation fonctionne de la même façon, les vibrations produites par le son lui dévoile sa source et le contenu, d'une conversation par exemple. Cependant son pouvoir étant nouveau elle ne le maîtrise qu'à peine et ne parvient souvent qu'à entendre des mots, de façon désorganisée, sans parvenir à capter la totalité de la phrase. Fascinée par cette nouvelle capacité, elle ne loupe pas une occasion de s'entraîner.

Personnalité:
Elisabeth ne se perd jamais. Elle a toujours su ce qu’elle voulait, travaillée aux solutions pour y parvenir et ne lâche jamais rien à qui que ce soit. Sa détermination frise souvent l’obstination, elle le sait et s’en moque, elle se plaît ainsi.
Sa parfaite éducation en fait une compagne mondaine idéale. Ses sourires, ses attentions et son excellente mémoire comblent ses invités autant que ses hôtes. Lize n’oublie jamais rien, ni anniversaire, ni naissance, ni invitation, ni décès, ni remerciements. Elle est attentive aux détails et les enregistre soigneusement afin de les utiliser plus tard. Cette particularité a valu à son mari l’amitié de nombreux électeurs, notamment celle du célèbre rugbyman Marson Strong.
C’est au cours d’un gala en l’honneur de l’équipe que Lize s’aperçut de l’embarrassant petit secret du colosse. Les conversations tournaient, changeaient, revenaient, repassaient, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’évènement. Les joueurs parlaient forts et riaient gras, le vin libérant quelque peu leur salacité, habituellement contenue en public. Marson empoignait fraternellement des épaules massives, checkait des mains grosses comme des raquettes, faisait preuve d’humour avec les politiciens, bref, jouait son rôle à merveille. L’attention de Lize fut retenue plusieurs fois par des regards intéressés, qu’il semblait lancer malgré lui vers certains groupes de conversation. Elle remarqua alors qu’il ne tardait guère à s’y infiltrer. Un sujet paraissait susciter en lui un intérêt particulier et non avoué. S’approchant des différents groupes en saluant des amis, elle nota que le thème abordé était le cinéma … et compris l’embarras de l’armoire à glace qui lui faisait face.
Quelques jours plus tard, Marson Strong recevait chez lui un colis agrémenté d’une carte sur laquelle l’écriture fine et déliée de Lize lui disait :

« En souvenir de l’intéressante soirée de samedi. Votre silence quant à ce film m’a laissé penser que vous aviez des préjugés négatifs sur les romances. Vous m’obligeriez en le regardant afin de m’en donner votre avis sincère. Bien à vous. Lize »

Marson Strong ferma alors les volets de chez lui, se lova avec délice dans son canapé une bière à la main, et appuya sur « lecture ». Il allait enfin pouvoir regarder le 4e volet de Twilight.

Physique:
Elisabeth Romanov est une femme charmante. Elle n’a pas les traits réguliers et parfaits d’une beauté publicitaire, ni la magnifique courbe squelettique d’un mannequin célèbre, et encore moins les lèvres parfaitement dessinées d’un joker efféminé.
Elle est belle de son regard décidé, de ses cheveux blonds rebelles - incapables de rester tranquillement dans les barrettes prévues à cet effet - et de son magnétisme naturel. Autant de charmes qui lui ont ouverts les bras d’Adam Romanov, son exquise conversation ayant d’abord travaillé à lui dessiller les paupières.

Opinions


Impact de la situation:
Lize trouve la situation très intéressante. Elle attend avec une impatience très bien dissimulée le jour où son traître de mari va faire une bourde monumentale dans la résolution de cette crise. Crise sans précédent à sa connaissance et qui arrive juste au moment de son impardonnable tromperie.
Accorder son attention personnelle à un acte aussi ignoble serait une bassesse de sa part, elle ne veut se montrer que méprisante. Une vengeance donc n’est pas envisageable. Elle veut le battre froid.
Cette catastrophe arrive donc à point nommé. Sans jamais perdre son rôle de parfaite épouse, elle peut, le sourire aux lèvres, le regarder se débattre dans les mailles des dix inextricables filets qui lui tombent dessus pour l’étouffer un peu plus chaque jour.
Elle ne veut nullement sa ruine, elle l’aime trop pour la lui souhaiter. Elle ne désire que se régaler d’une humiliation, d’une défaite où d’une blessure qui lui sera infligé « malgré elle » et qu’elle pourra contempler de toute sa hauteur.
Quant au pouvoir étrange qui s’éveille en elle et qu’elle découvre un peu plus chaque jour, il ne cesse de la charmer. Trop futée pour en parler à qui que ce soit, elle garde pour elle son secret qu’elle tente d’apprivoiser avec une fascination croissante.

Soi réel



Pseudonyme: Lize
Comment avez-vous connu ce forum: Arya Citrouille !
Autre chose ?: magnifique ce forum *-*



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Dernière édition par Elisabeth Romanov le Dim 18 Nov - 22:36, édité 4 fois
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 14:43


Histoire



Elisabeth est née à Paris d’un père français et d’une mère anglaise. Cette hérésie lui posa quelques problèmes d’identité durant les six principales années de son adolescence. Elle ne retrouvait point chez ses parents cette adversité millénaire et cordiale sensée opposer les deux nations ennemies. Et cela la perturbait. Elle ne trouvait pas non plus chez elle un dédoublement de personnalité symbolisant la dualité absurde de sa naissance. Et cela aussi la troublait. Après réflexion elle en voulu à son professeur d’histoire-géographie pour le manque de considération qu’il avait manifesté envers elle lors de son cours sur la Guerre de Cent Ans. Peut-être un angle de vue un peu différent lui aurait-il évité ces interrogations existentielles.
Sa rancune ne résolvant en rien son problème elle chercha de nouvelles solutions et, après moult interrogations, une seule persista. Elle devait choisir qui elle était, elle, en deçà de ses origines et de sa parenté.

A 22 ans donc, elle décida qu’elle serait Lize, que Lize n’était ni française ni anglaise, qu’elle était Lize et que c’était tout. Ce problème dument réglé, elle put se concentrer sur autre chose.

Sa maîtrise de sociologie : « Fascination et révulsion du monde anglophone chez les Français : une tradition sadique pouvant affecter le psychisme des ressortissants de la double nationalité » menée sur les rapports franco-anglais, elle décida de poursuivre son Master sur le même sujet, mais concernant cette fois-ci les relations franco-américaines.
Bagages en mains, adieux faits et petite larme versée, elle s’envola donc pour New-York, « la ville qui ne dort jamais ».
Tout l’enchanta. L’immensité américaine la perdait complètement. Elle se sentait minuscule dans un monde trop grand pour elle, et elle adorait ça. Assise sur le toit de son immeuble de 40 étages, elle contemplait la ville trop vaste qui s’étendait devant elle. Elle s’imaginait la parcourir en marchant sur les fils électriques, suspendue dans le vide, les phares des voitures à plusieurs mètres au-dessous d’elle éclairant son chemin.
Elle se fit beaucoup d’amis aussi, il semblait que les Américains, ou tout au moins les New-Yorkais, n’avaient rien contre les Français. Il semblait aussi qu’ils aimaient les pubs, et ils les écumèrent consciencieusement, soucieux de ne pas louper une bière extraordinaire par manque de concentration.
Après une année d’étude, de rêverie et de débauche, elle prit un vol pour la France, retrouva famille et amis et présenta son mémoire de recherche. Son travail fut validé et la polémique embrasa l’université.

Lize, diplôme en poche, rentra chez elle et réfléchit. Elle avait 23 ans. Etait-il temps de trouver un travail ? Devait-elle continuer ses études ? Ou multiplier les expériences tant qu’elle n’avait aucune responsabilité à gérer ?

Multiplier les expériences … Elle connaissait bien l’Europe mais n’était allée que dans une seule ville aux Etats-Unis, et n’avait jamais mis les pieds sur trois des cinq continents. Il était plus que temps de les visiter. Son compte en banque largement alimenté par les dons parentaux, elle prit un billet pour l’Afrique, direction Nairobi ! De là elle reprit son vol pour la réserve nationale du Massaï Mara ou elle espérait trouver un job. Les photos découvertes en surfant sur le net s’étaient révélées sublimes, et si ses compétences se révélaient totalement inutiles pour obtenir un poste, elle tenterait sa chance comme bénévole.

Elle y passa deux ans. Deux années enchanteresses pendant lesquelles elle se découvrit une passion pour la photographie. Elle manifesta un talent tout particulier pour cet art, l’acuité de son regard et son amour du détail la prédisposant naturellement à saisir des instants. Coachée à ses débuts par le photographe de la réserve, elle partit rapidement seule, parfois des jours durant, soumettant son travail à l’œil professionnel de son mentor à son retour. Elle restait souvent des heures entières, sans bouger, son appareil à la main, planquée dans un arbre à attendre LE moment. Ce moment ne durait qu’un dixième de seconde. Il lui arrivait souvent de le manquer, de ne pas être assez rapide, de ne pas l’avoir senti à temps. Mais elle progressait, elle n’en doutait pas. Et elle avait trouvé sa voie.
Après deux ans de brousse donc, elle retourna presque à regret à Paris. Elle voulait intégrer une école de photo afin de s’améliorer, d’apprendre avec de nouveaux regards, de nouvelles idées.

L’ENSLL de Noisy le Grand la forma efficacement, lui enseignant les techniques de la photographie argentique et numérique. Durant trois ans, elle alterna les cours et les stages, travaillant sans relâche, utilisant chaque week-end pour tenter de nouvelles prises de vues, enchaînant les petits boulots. Ces jobs ponctuels l’envoyèrent travailler pour différentes associations, ainsi que pour des particuliers. Elle se retrouva ainsi au sein de cérémonies diverses et variées, qui se déroulaient parfois dans des endroits paradisiaques.
Son master obtenu, forte de son voyage africain, de ses différents stages et de ses expériences professionnelles, elle décida de faire ses preuves par elle-même en réalisant un projet qu’elle mûrissait depuis déjà quelques mois.

C’est donc à l’âge de 28 ans que Lize repartit aux Etats-Unis. Elle n’avait jamais oublié son rêve de funambule, marchant sur un fil voguant dans les airs au-dessus du sol new-yorkais. Elle n’avait pas oublié non plus qu’elle ne connaissait qu’une seule ville du Nouveau Monde. Elle s’accorda deux ans pour relier les deux côtes, traverser le continent d’est en ouest, photographiant dans chaque ville la pointe de ses pieds caressant le tapis éblouissant créé par les phares des voitures, à des dizaines de mètres au-dessous d’elle. Dans chaque ville des photos d’elle surplombant le vide. Dans chaque ville, une nouvelle paire de chaussure...
Boston, New-York, Washington, Jacksonville, Miami, Atlanta, la Nouvelle Orléans, Louisville, Memphis, Chicago, Minneapolis, Des Moines, Wichita, Houston, Odessa, Santa Fe, Denver, Phénix, Los Angeles, Las Vegas, Boise, Seattle, Portland, Reno, San Francisco.

San Francisco la subjugua, elle ne parvint pas à partir une fois le mois écoulé. Ni le suivant. Ni le suivant.
Et puis elle rencontra Adam. Embauchée comme photographe lors d’une soirée préparant la campagne électorale de celui qui était encore pour elle M. Romanov, elle tomba sous le charme. Pas le coup de foudre, ni même une passion faisant naître des papillons dans son bas ventre. Elle le trouva charismatique. Elle apprécia la force tranquille qui se dégageait de lui, elle vit un homme fiable, digne, solide, sur lequel on pouvait compter. Il avait un petit quelque chose de magnétique, un regard fort et serein par lequel elle voulait être vue. Alors que chacun se pressait autour lui, l’assommant de questions, frétillant du derrière sous l’excitation, lui, le sourire aux lèvres, les épaules relâchées, le regard bienveillant, conservait son calme et sa lucidité. Oui, elle aima cet homme dès le début, à sa façon à elle.
Elle attendit l’instant patiemment, l’œil derrière son appareil. Et il vint, comme toujours. Elle ne le rata pas celui-là, malgré sa fugacité. Reculant d’un pas pour céder le passage vers le buffet à un invité affamé, Adam Romanov fut très brièvement déséquilibré. L’espace d’une nanoseconde, son regard changea, perdu et profondément humain. Elle le saisit.
Satisfaite, elle posa alors son appareil, rangea son matériel et s’avança vers le candidat à la mairie, un verre de champagne à la main.

Susciter son intérêt fut plus difficile que prévu. Il écoutait avec attention chaque personne présente mais ne semblait en distinguer aucune. Elle ne ménagea pas ses neurones, le charmant de voyages et de découvertes, l’asticotant gentiment sur ses prétentions au statut de maire, le questionnant sur ses ambitions concernant la ville, et enfin, il la vit.
A la fin de la soirée, il l’invita à déjeuner le lendemain midi. Elle accepta. Les jours suivants ils se virent souvent malgré la préparation de la campagne. Petit à petit elle se permit des suggestions, des idées pour aider sa promotion. Leur complicité se renforça, leurs esprits se répondaient bien. Ils aimaient partager tout ce qu’ils étaient, leurs pensées, leurs regards, leurs sourires, leurs corps. Et la campagne commencée, ils se marièrent. Leur union aiderait Adam pour son élection, et pourquoi attendre ? Ils s’aimaient de toute façon.

Le mariage changea la donne. Tout à coup la campagne était plus importante que la compagne. Qu’Adam s’absente tout le temps elle le comprenait. De plus elle aimait ces moments rien qu’à elle ou elle pouvait s’abandonner complètement à la photo. Elle voyait de plus en Alicia aussi. Croisée dans un café ou elle lui était promptement rentrée dedans en se retournant, gobelet à la main. La journaliste et elles étaient devenues très bonnes amies.
Ce qu’elle n’acceptait pas avec Adam c’est qu’il ne la prévienne pas. Si elle bloquait sa soirée pour lui elle estimait que la moindre des politesses étaient qu’il soit présent. Et s’il ne pouvait pas l’être, qu’il l’appelle au moins ! Ce manque de respect envers elle l’agaçait de plus en plus … jusqu’au jour où il l’enragea. Elle l’attendit ce soir-là, ruminant sa rancœur. Et lorsqu’il passa la porte à 2h30 du matin, elle attaqua.

Une heure plus tard, la dispute ne connaissant pas de fin, Adam préféra fuir. Il sortit en claquant la porte et elle ne le revit pas de la nuit.
Le lendemain matin toujours assise dans le même fauteuil, elle l’entendit rentrer. Elle le vit passer la tête par l’encadrement de la porte d’un air penaud. Elle l’écouta lui demander pardon.

Quelque chose n’allait pas.

Adam Romanov ne s’excusait pas comme ça. Il ouvrait une bouteille et sortait deux verres, il parlait, il expliquait, il la regardait du regard franc qu’elle aimait tant. Et elle souriait. Les mots de pardon n’étaient jamais entrés dans leur relation.
Mais là Adam ne cessait de lui dire que tout était sa faute, qu’il était navré. Et un soupçon cruel naissait dans la poitrine de Lize. Alors elle se leva. Elle sentit ses vêtements. Son regard tomba sur la manche de la chemise. Le bouton de manchette. Adam les retiraient toujours en entrant dans la maison, c’était une habitude prise depuis bien des années avant leur rencontre. Jamais il n’avait été capable de les mettre seul. Tous les matins, elle se moquait de lui en l’aidant à s’habiller, c’était devenu un jeu entre eux.

Il était 7h du matin, et le bouton de manchette était impeccablement mis. Elle comprit. Plus exactement elle sut. C’était une évidence. Elle le détesta. Elle n’avait jamais détesté comme ça.

Elle passa une semaine dans une brume épaisse. Les gens passaient, parlaient, elle répondait, elle souriait. Elle ne comprenait rien. Elle réagissait par automatisme. Elle était vide. Rien n’avait de sens.
Et puis elle se reprit. Ainsi qu’elle l’avait décidé à 22 ans, elle était Lize, et Lize ne se laissait pas abattre comme ça. Lize savait où elle allait, elle ne sombrait pas dans la brume. Alors elle réveilla son appareil photo et sortit. Le monde était différent, il avait une nouvelle odeur, elle trouvait ses couleurs plus vives, ses mouvements plus intéressants qu’avant. La trahison semblait lui offrir un nouveau regard, elle vivait le monde différemment.
Elle ne détestait plus Adam, sa haine s’en était allée, laissant place à la rancœur. Celle-ci, heureusement, ne se manifestait qu’en présence de son exécré époux.

Lize s’interrogeait sur la pertinence d’un nouveau voyage en solitaire (afin de prendre un peu de recul), lorsque la terre trembla. Le ciel devint orange. Et deux photos plus tard, le monde devint fou. Voitures, camionnettes, hélicoptères et tous ces cris, des gens sortaient de chez eux, comparaient ce qu’ils voyaient en hurlant leur surprise et leurs craintes. Le vrombissement des moteurs rétrécissait l’espace. L’opacité de l’air l’oppressait. Son appareil lui, cliquetait. C’était un évènement majeur, et elle était aux premières loges. Tout ce que les citoyens oublieraient dans l’immédiateté de l’instant, elle l’immortalisait. Plus tard, elle le partagerait avec eux.

Depuis la catastrophe, Adam n’avait passé que quelques heures à la maison. Suite à l’accident, dès que les rues étaient redevenues praticables, il s’était précipité chez eux, paniqué à l’idée qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Son geste ne l’avait pas émue. C’était encore trop tôt.
Elle se souvint de son visage défait, de son air ahuri et incrédule lorsqu’il lui avait révélé l’existence de mutants, plus tard dans la journée. Il s’était repris rapidement. Adam assumait ses responsabilités avec une assurance qui forçait le respect. Mais pas le sien. Pas encore. Elle ne pouvait voir autre chose que le traître, malgré la catastrophe.
Le lendemain, une sensation étrange la réveilla. Un son étrange, un frémissement, pas loin. Ca semblait si proche. Elle se leva doucement, sans bruit, craignant de perdre le son si ténu qui murmurait à son oreille. C’était doux, fluide, agréable. Arrivant à la porte, elle enfila son manteau et sortit. Elle suivit l’onde dans la rue, intriguée, tourna avec elle à l’angle de l’église et se figea. La source se trouvait à quelques mètres d’elle. Une mère consolait son petit garçon dont un genou était écorché. Elle lui parlait d’une voix douce, basse, cajoleuse. Mais le frémissement qui l’avait attiré, deux rues plus tôt, dans sa solide maison charpentée, provenait bien des cordes vocales cette femme. Lize retourna chez elle en automate, les yeux écarquillés, abasourdie.

Deux jours plus tard – elle commençait tout juste à accepter ses oreilles de ninja – une nouvelle sensation l’envahit. Le sol vibrait sous ses pieds. Il vibrait à un rythme particulier : deux lents, un sec, deux lents, un sec, deux lents, un sec. Redoutant une nouvelle catastrophe, elle posa son mug de thé afin de ne pas risquer de s’ébouillanter, passa dans le salon et s’assit dans un fauteuil les jambes repliées sous elle, attendant la suite. Mais, sitôt les pieds relevés, la sensation s’arrêta. Déconcertée, elle les reposa délicatement sur le sol. Le rythme reprit : deux lents, un sec, deux lents, un sec. Elle renouvela l’expérience, une fois, deux fois, trois fois. A chaque nouvel essai la vibration s’amplifiait, mais le rythme restait le même.
Comme la fois précédente, elle enfila son manteau, ses ballerines, ouvrit la porte … et resta sur le palier. Un vieux monsieur passait devant sa maison, une canne à la main. Deux pas, la canne, deux pas, la canne, deux lents, un sec, deux lents, un sec. Son rythme correspondait exactement aux vibrations sous ses pieds.

A n’en pas douter, les mutations dont son mari lui avait parlé la concernait directement. Elle ne pouvait plus rejeter la vérité en invoquant une distorsion de l’air suite à l’explosion, ou tout autre raison loufoque. Elle avait muté. L’admettre la fit tressaillir. Quels effets cela pourrait-il avoir sur elle à la longue ? Est-ce ça pouvait la tuer ? Est-ce son ADN qui avait été modifié pour la transformer de la sorte ? Etait-elle toujours Lize ?
Récupérant son mug, elle retourna s’asseoir pour réfléchir. Oui, elle était toujours elle-même. Elle se sentait Lize, très Lize même, mais en plus … éveillée peut-être. Elle sentait les mouvements, les sons. Ça lui donnait l’impression de pouvoir les toucher. L’idée lui plaisait beaucoup.

Se confier à Adam ? Non. Elle ne lui dirait rien. C’était à elle. Cette transformation lui appartenait. Et puis elle n’avait plus confiance en lui.



Dernière édition par Elisabeth Romanov le Mer 21 Nov - 10:35, édité 15 fois
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 15:15

bienvenue
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Eryn Blake
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 17:15

Quoi, quoi, une comparse de Citrouille ? Ai-je l'honneur de la connaître ?
EDIT : Ah, oui, on se connaît, l'adresse mail t'a vendue. Des progrès sur les mots croisés ? 8D

Quoiqu'il en soit, bienvenue ! Je suis à ta disposition à la moindre petite question sur le contexte, par contre il faut mieux envoyer un MP à ce cher monsieur Gallagher pour le personnage en lui-même, vu qu'il l'a esquissé ^_^

Bon courage pour la fiche ! o/*


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Killy Novak
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 18:14

Bienvenue ! Je vois que ton avatar est un peu déformée, si tu le souhaites, je peux t'en confectionner un rondoudou


« Catch me if you can »
::
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 18:31

Merci pour l'accueil ! Heureuse de me retrouver sur un si joli forum *-*

Sinon les mots croisés avancent au rythme des apparitions citrouillennes ;)

Ainsi que tu l'as trop gentiment signalé Killy, je suis une pure quiche avec un ordi alors oui si ça ne dérange pas de faire quelque chose pour cette pauvre Lize, je pense qu'elle appréciera grandement ! :><: Merci beaucoup !
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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 19:29

Muhahahaha ! Bienvenue, Frangine x) !

(Hé, la Citrouille fait ce qu'elle peut, qui c'est qui est parti en plein milieu des mots croisés la dernière fois ? Hein ? xp !)


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 21:23

Bienvenue à toi :D J'ai failli prendre le PV d'Elisabeth en m'inscrivant, j'ai longtemps hésité même, mais je suis ravie qu'il soit pris déjà *___*

Bon courage pour la suite de ta fiche ♥
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Jeffrey J. Gallagher
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Ven 9 Nov - 21:34

Bienvenue, Elisabeth *_*
J'ai plein d'avatars de Clémence Poesy (j'adore cette actrice), je pourrais t'en filer si tu veux aussi ♥



Keep calm and admire Gallagher's style.

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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Dim 18 Nov - 22:12

Si ça vous va, fiche terminée !

(et désolée c'est tout pourri tout mal écrit mais j'en ai marre que ça traîne, je veux rp -_- )
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Jeffrey J. Gallagher
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Dim 18 Nov - 22:34

J'aime beaucoup ta manière d'écrire ♥ (La chute de la partie caractère m'a tuée xD)

Alors pour moi, tout est niquel, pourrais-tu juste ajouter une image pour l'en-tête de ton histoire et quelques lignes à la fin de celle-ci ? Juste pour préciser sa relation avec Adam Romanov, et le fait qu'elle ait su pour la prostituée, puis qu'elle ait découvert pour sa mutation. Ça n'a pas besoin d'être long, bien sûr, c'est juste pour que ceux qui lisent ta fiche le sachent ^^ Je te mets déjà ta couleur, ceci dit, et je déplacerai ta fiche dès que tu auras fait ça ♥



Keep calm and admire Gallagher's style.

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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Mer 21 Nov - 10:36

Finie ?
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Eryn Blake
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Message Sujet: Re: Elisabeth Romanov | Mer 21 Nov - 10:50

Cela me semble impeccable ! ♥
Je déplace ta fiche, alors, tu es libre de RP o/*


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Elisabeth Romanov

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