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Between sadness and happiness

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Trisha Wayner
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Message Sujet: Between sadness and happiness | Lun 16 Sep - 15:30

Between sadness and happiness
Décrire un moment aussi 'banal' en ces temps-ci relevait pourtant de l'exploit. Que pouvait-on nommer 'moment banal' depuis l'incident ? Pas grand chose car plus rien n'était comme avant, ou du moins la plupart. Cela ne signifiait pas pour autant que tout avait perdu son goût, mais plus que s'en était un autre. La vie en soit avait beaucoup changée, même si encore Trisha était plutôt bien placée pour conserver un certain 'confort'. D'ailleurs il n'était pas un luxe de rappeler sa position concernant cette catastrophe, et si à San Francisco devait se sentir coupable de ces événements, c'était bien elle. Bien entendu elle ne fut pas la seule à provoquer cette situation, il était inutile de rappeler qu'elle avait eu un complice … Mais la différence avec celui-ci était qu'elle regrettait, que sa conscience la torturait. Soupirant en repensant à tout ceci, la jeune femme s'essuya le visage, la fatigue de la journée se voyait bien sur son visage. La veille n'avait pas été mieux, sa charge de travail ayant considérablement augmentée. Trisha n'avait que peu de temps à se consacrer, surtout depuis l'incident. Cela avait eut notamment des répercussions ailleurs qu'à son travail, sur sa vie en général. Mais aujourd'hui ce n'était pas le moment de se plaindre ou de ressasser le bon temps, car la scientifique devait terminée un rapport concernant une récente analyse sanguine, et savait qu'on y tenait tout particulièrement.

Plongée dans ses observations au microscope, elle relevait parfois la tête pour écrire sur un bloc note que seule elle pouvait comprendre ce qui était marqué. Du langage presque hermétique et hautement technique, la spécialité de la jeune femme en somme. Ces notes constituaient le rapport en question, qui rappelons le avait été commandité par son supérieur en personne il y a quelques jours. Le sensation d'être mise sous pression était forte bien présente, Trisha savait ce qui risquait d'arriver si elle refusait un travail qu'on lui confiait … Mieux valait s'en tenir à ses frontières. Anxieuse, elle fut cependant fasciné des résultats de ses petites expériences de ces derniers jours. Ces échantillons sanguins étaient très intéressant et révélaient bon nombre de particularité, que seul un généticien compétent pouvait comprendre pour admirer. C'était l'une des quelques joies qu'elle avait le droit à la Neo Corp. Au moins Trisha pouvait s'adonner à cœur à la découverte scientifique, même si cela n'allait pas toujours dans son sens. Mais alors qu'elle était complètement concentrée sur son microscope et son stylo, elle fut sorti de sa torpeur par un bruit, comme si quelqu'un avait frappé à la porte. Car effectivement, même si elle était dans les laboratoires elle avait le privilège de pouvoir accéder à certains étant réservés au personnel qualifié – à comprendre personnel trié sur le volet – et donc, se doutait que celui ou celle ayant frappé à la porte était quelqu'un d'assez haut placé.

Relevant donc sa tête, elle demanda à l'inconnu qu'il pouvait entrer, et lorsque celui-ci se dévoila Trisha fut comme rassurée, sa petite montée de stress s’atténua grandement. Charlotte Hawkins, la secrétaire de Jeffrey, c'était elle qui était venu lui 'rendre visite'. En temps normal cela aurait du la laisser anxieuse, mais les deux femmes n'étaient pas des ennemies et bien au contraire, depuis l'incident un certain rapprochement se dessinait entre elle, donnant naissance petit à petit à une nouvelle amitié. Passé ce détail, Trisha se leva puis accueillit la jeune femme.

-"Ça faisait un bout de temps Charlotte, mais c'est toujours un plaisir de te voir. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?"- Lui dit-elle avec sourire.

Laissant de coté sa fatigue et son anxiété, la scientifique voulait se montrer le plus aimable avec Charlotte, après tout avant d'être la secrétaire de son propre patron, elle était une amie. Et Trisha avait pour grande habitude de toujours prendre soin de son entourage.


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Dim 6 Oct - 15:49

Tous les matins, Charlotte espérait se réveiller à coups d’appels téléphoniques venant du bureau, lui demandant de rappliquer immédiatement parce que les choses bougeaient. Parce que le gouvernement aurait décidé de faire évacuer les personnes non affectées par le phénomène mutant. Mais tous les matins n’étaient que déceptions depuis des mois déjà. Aucuns appels. Quelques mails. Tous les matins, Charlotte se réveillait avec le même soupir, pressée d’arriver au travail et penser à autre chose qu’à sa famille au dehors, au manque de normalité dans la ville. Techniquement, son travail lui rappelait sans arrêt que San Francisco était un huis clos, qu’il y avait des mutants partout, qu’elle n’était pas prête de sortir … Mais tout ce qui importait, c’était d’avoir l’esprit occupé.

La routine qui s’était installée n’était pas dérangeante en soit. Charlie partait tous les matins à heure fixe, prenait sa voiture - ou le bus, si elle manquait d’essence – et rejoignait la Neo Tower, affichant toujours le même sourire, adressant un bonjour poli à tous les collègues qu’elle pouvait croiser. Elle passait d’abord dans son bureau, puis allait voir son patron pour le tenir au courant des dernières informations du matin – ou se tenir au courant, cela dépendant. Ensuite, à moins d’avoir une requête spéciale de son patron, elle avait le champ libre. Disons qu’elle pouvait organiser ses missions comme bon lui semblait. En règle générale, elle répondait d’abord à ses mails – tous de nature professionnelle évidemment -, rangeait quelques papiers, essayait de réfléchir à sa récente mission qui était d’attirer une mutante importante pour Gallagher, et continuait à faire les différentes tâches qu’on lui confiait. Dernièrement, elle s’était mise à ranger les dossiers papiers importants de la Neo Corp, s’assurant que la version numérique était bien à jour. Cela lui prenait du temps, mais elle pensait que le rangement, c’était important. Elle aurait pu prendre un stagiaire pour faire ça. Le seul souci était que certains dossiers restaient confidentiels et qu’il valait mieux qu’une personne de confiance se charge de son rangement – elle en l’occurrence, n’étant pas du genre à divulguer des informations sur l’entreprise à ses concurrents, elle était bien trop loyale pour cela. La Neo Corp. avait une grande importance pour elle, la trahir était exclue, même si elle savait que tout n’était pas rose là haut. Tant pis, il fallait faire avec. Une entreprise toute blanche, cela n’existait pas de toute manière.

La journée avançait, Charlotte avait déjeuné avec quelques collègues dans un restaurant non loin de l’entreprise, qui voyait souvent les employés de la Neo Corp. En début d’après midi, elle alla dans le bureau de Gallagher afin de lui faire signer quelques papiers et une fois fait, il lui demanda de descendre au laboratoire pour récupérer un rapport – ou activait la personne qui rédigeait ce dossier à propos de récentes analyses sanguines. Charlotte ne chercha pas à comprendre en quoi ce rapport allait lui être utile, ce n’était pas son métier. Elle n’avait pas à réfléchir, de toute façon, même si bien souvent, elle donnait son avis. Elle ne connaissait pas grande chose en biologie cependant, malgré les nombreux rapports qu’elle avait pu lire. Enfin, ce qui l’intéressait surtout dans l’histoire, c’était que la personne qui était en charge du rapport était une collègue qu’elle appréciait et avec qui elle n’avait pas vraiment l’occasion de parler souvent. Cela était en train de changer cependant, étant donné que Trisha Wayner était dans la même situation que Charlotte : elle connaissait le secret de l’entreprise et n’était pas vraiment à l’aise avec le fait qu’elle soit responsable de la situation de San Francisco.

Charlotte descendit au laboratoire après avoir posé des affaires dans son bureau, et après avoir vérifié qu’elle n’ait rien à donner à Trisha. Le laboratoire était plutôt éloigné de son bureau, mais avec l’ascenseur, le chemin était plutôt rapide. Elle connaissait le chemin par cœur qui plus est, depuis le temps qu’elle était à la Neo Corp, c’était plutôt normal. Pour ne pas perdre son temps, Charlotte demanda à un scientifique qui passait s’il avait vu Trisha, et celui-ci lui indiqua où elle se trouvait. Arrivant dans la salle, la jeune femme toqua à la porte, et entra avec un sourire.

« Bonjour Trisha ! »

Oui, cela faisait un bout de temps qu’elle ne l’avait pas vu, Charlotte était plutôt occupée à son poste et passant le plus clair de son temps dans son bureau. La pause avec ses collègues ? C’était plutôt rare qu’elle prenne cinq minutes pour boire un café avec eux, préférant le boire en continuant de travailler.

« Le plaisir est partagé ! » commença-t-elle avec un sourire. «  C’est Gallagher qui m’envoie en fait. »

Autant tout de suite entrer dans le vif du sujet. D’autant plus que Trisha le lui avait demandé.

« Il voudrait savoir si tu avais fini le rapport au sujet de … D’analyses sanguines ? Il ne m’a pas vraiment dit plus à ce sujet, seulement que c’était toi qui t’en chargeait. »

Leur patron le voulait tout de suite, mais Charlotte n’était pas du genre à mettre la pression auprès de ses collègues. Et dans le cas où elle ne l’aurait pas fini, le réclamer en lui mettant une pression supplémentaire n’arrangerait rien. Donc, autant demander les choses d’une manière détournée.


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Trisha Wayner
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Jeu 10 Oct - 16:17

Lorsque Trisha entendit que ce fut Jeffrey qui envoya sa secrétaire, son visage commença à devenir légèrement pâle. Il suffisait qu'elle entende ce nom pour stresser. Ce n'était pas qu'elle avait peur de lui, après tout il avait beau être ce qu'il est ça ne pouvait pas être si mauvais, mais elle savait ce dont il était capable et sa menace résidait toujours dans sa tête. Mais elle voulait écarter son image et ne voir que Charlotte, sinon c'était la déprime pour la journée entière. Hochant de la tête, elle partie chercher les notes qu'elles venaient d'écrire puis jetant un coup d’œil rapide, expliqua à la jeune femme qu'ils n'étaient pas terminés, il restait encore quelques détails. Cela n'était qu'une affaire que de quelques temps, mais s'il fallait rendre l'analyse maintenant, ce n'était pas un problème. Les notes étaient d'ores et déjà assez complète pour satisfaire pensa Trisha.

-"Elles sont terminées, en majorité. Il reste quelques détails mais je pense que Jeffrey n'en tiendra pas compte."-

La scientifique lui tendit le dossier puis lui souriant de nouveau, elle parti se rasseoir. Décidément leur patron était quelqu'un à part, tantôt il pouvait se présenter comme étant une personne attachante, tantôt comme strictement le contraire. C'était peut-être déplacé de vouloir savoir ce que pensait Charlotte de Jeffrey, et de toutes les manières la réponse devait déjà être connue. Elle lui était loyale, en soit c'était une qualité que Trisha admirait beaucoup chez elle. Mais comment pouvait-elle supporter cela ? En fait, il s'agissait plus ou moins de sa propre situation. Soupirant, la scientifique lui demanda de ses nouvelles.

-"Tu vas bien sinon, depuis la dernière fois ?"-

Il était assez rare que Trisha puisse engager la conversation avec qui que ce soit ces derniers temps. Son travail était intense et lui demandait toute sa tête qui était déjà sensiblement chamboulée. Pourtant la visite de Charlotte lui faisait plaisir, les occasions n'étaient pas à foison pour la voir. Alors, elle lui posa une question qui pouvait paraître anodine aux premiers abords mais qui traduisait beaucoup de choses à la fois. Un besoin ? Une curiosité ? C'était un peu tout ça à la fois, et elle espérait que la réponse allait être positive, bien que si le patron l'attendait pour lui remettre le rapport, cela risquait d'être "Non".

-"Tu … Tu as un peu de temps devant toi ?"- Dit-elle avec un petit sourire.

On y était, Trisha voulait lui parler. Ce n'était pas tellement la solitude ou bien le stress de sa journée qui l'avait poussé à vouloir passer un moment avec Charlotte, mais plutôt parce que justement il s'agissait d'elle. Depuis le début elles s'étaient rendue compte que l'une comme l'autre était dans le même panier en quelques sortes et ceci finit forcément par créer des liens. Peut-être que la jeune femme voyait en la secrétaire du 'réconfort', mais dans tout les cas, elle se sentait peut-être plus proche d'elle que n'importe quel autre employé à la Neo Corp.


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Mer 6 Nov - 20:00

Charlotte n’était qu’à moitié satisfaite de la réponse de Trisha. Pour elle, un travail sur lequel il manque des détails n’était pas terminé. Elle admettait volontiers qu’il était difficile de rendre un dossier complet et parfaitement rédigé dans un délai donné, mais il fallait au moins faire de son mieux pour pouvoir tout retranscrire en un minimum de temps pour gagner en efficacité. Charlotte ne remettait pas en cause les compétences de Trisha, elle n’oserait jamais. Seulement, elle n’aimait pas rendre un dossier à son patron qui n’était pas complet. Qu’elle ne le sache pas, cela passe encore. Mais là, Trisha lui avait clairement dit qu’il manquait des détails. Ok, ce n’était que des détails sûrement insignifiants mais pour Charlotte, les détails étaient tout aussi important que le reste. C’était son côté perfectionniste, que voulez-vous … Elle afficha alors un petit sourire alors que Trisha lui tendit le dossier. Ce n’était pas à elle de lui dire comment faire son travail et ce n’était pas vraiment le moment pour se mettre ses collègues à dos – surtout des collègues avec qui elle s’entendait plutôt bien, c’était un peu rare. Alors, elle prit le dossier sans rien dire et le cala entre ses deux bras qu’elle croisa contre sa poitrine.

« Espérons que ces notes satisferons Monsieur. »[/ib] lâcha-t-elle, un peu brutalement, trahissant peut être son arrière pensée. Mesurant la teneur de ses propos, elle essaya de se rattraper. : « Mais je ne doute pas de la qualité de ton travail. Et Gallagher sera sûrement ravie d’avoir ce dossier maintenant. »

Charlotte esquissa un sourire chaleureux, se voulant sincère. Il lui arrivait de faire quelques gaffes par moment, pouvant paraître froide alors qu’elle ne l’est pas forcément. C’était juste qu’elle tenait à son travail, à sa vie dans l’entreprise et mettait un point d’honneur à accomplir ses tâches avec assiduité et perfectionnisme.  Sa conception du travail était telle qu’elle n’arrivait pas à se dire qu’il pouvait en exister d’autres, que la sienne était la meilleure et qu’il n’y avait qu’une manière de faire pour atteindre la perfection. Elle acceptait difficilement la nonchalance de certains collègues et les voir prendre une pause café toutes les demi-heures – exagération, évidemment – l’horripilait. Elle préférait passer son chemin et faire comme si elle ne voyait rien. Lorsque Gallagher avait fait installé une salle de billard, Charlotte eut peur que ces mêmes collègues en profitent trop mais au final, elle fut soulagée de voir que tous n’avaient pas très envie d’y rencontrer le patron, et bien peu étaient ceux qui osaient s’y aventurer. Enfin, elle savait que Trisha n’était pas comme ça et c’était tant mieux. Elle répondit alors à sa question.

« Oui ça va, merci. Il y a pas mal de boulot alors tout va bien. Et toi ? »

Oui, Charlotte pensait ainsi : tout irait bien tant qu’il y avait du travail. Et elle était persuadée que si les habitants de San Francisco arrêtaient de travailler, la situation s’aggraverait. Tant que les gens seraient occupés, ils en oublieraient de se poser des questions. Ils auraient encore quelque chose à faire, ils ne tourneraient pas en rond, attendant leur heure, ou le développement d’une éventuelle mutation. Si pour le moment, la situation restait stable, c’était bien parce qu’il y avait du travail. Même les écoles étaient encore ouvertes pour occuper tous les gamins de la ville. Non, vraiment, impossible de vivre une telle situation sans s’occuper intelligemment.

Charlotte était sur le point de prendre congé lorsque Trisha reprit la parole en lui demandant si elle avait un peu de temps. Théoriquement, non. Enfin, dans sa tête. Elle était en avance dans un peu toutes ses tâches, mais s’avancer constamment était une norme pour Charlie. Néanmoins, elle sentait que Trisha avait peut être envie – ou besoin – de parler. Il était rare qu’elle engage la conversation de la sorte. Charlotte fronça légèrement les sourcils, inquiète un instant mais le petit sourire de Trisha la rassura un peu. Ce n’était sûrement rien de grave. Tout le monde avait envie de parler à un moment ou un autre. Trisha était seule dans son laboratoire, cela pouvait être pesant à force, d’autant plus que beaucoup de scientifiques étaient partis sur Alcatraz. Charlotte avait la chance d’avoir du monde autour d’elle, dans les bureaux voisins, et comme elle allait souvent voir ses collègues dans le cadre professionnel, il était rare qu’elle ne voit personne de la journée. C’était même impossible. Il y avait toujours quelqu’un à solliciter, ou au contraire qui la sollicitait. Charlotte regarda brièvement la montre à son poignet et sourit à son tour.

« Oh oui, j’ai un peu de temps. Gallagher aura son dossier un peu plus tard, il est occupé pour le moment de toute façon. »

Ce n’était pas forcément vrai, à vrai dire Charlotte ne savait pas ce que faisait son patron en ce moment même mais c’était histoire de se donner bonne conscience. Et puis au pire, s’il avait besoin d’elle, elle avait son bipper et son portable. Tant que ceux là ne sonneraient pas, Charlotte serait plus ou moins tranquille. Sa conscience professionnelle lui disait de partir, mais elle appréciait Trisha et discuter quelques minutes ne lui ferait pas de mal à elle non plus, surtout avec Trisha. Elle prit place sur une chaise, déposant le fameux dossier à côté d’elle – aucune chance de l’oublier, Charlotte le gardait dans un coin de sa tête.

« Quelque chose ne va pas ? C’est à propos du dossier ? » demanda-t-elle, histoire de se rassurer tout de suite.[/color]


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Trisha Wayner
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Dim 10 Nov - 18:47

Autrefois on pouvait dire que Trisha était une personne très bavarde, elle ne faisait que ça. Sa vie était bien plus mouvementées, ou plutôt aussi mouvementée que maintenant, mais différemment. Avant, c'était la vie dont pratiquement toute personne rêverai : partagée entre soirées, amis, fêtes et autres plaisirs de ce genre. Sans compter qu'elle a toujours adoré son travail et par conséquent, celui-ci ne représentait nullement une contrainte ou un point noir au tableau. Elle vivait à 200 à l'heure, c'était le cas de le dire. Mais tout ceci a changé depuis peu, le mouvement agréable et 'innocent' s'est transformé en rythme presque oppressant et terriblement pesant. Penser à ce jour, celui de l'incident suffit à mettre Trisha dans un très mauvais état, c'était pour cette raison qu'elle n'en parlait jamais, qu'elle faisait tout pour oublier. Ce fut aussi pour cette raison que aujourd'hui, elle était ravie de voir Charlotte car elle représentait la seule personne avec qui elle pouvait alléger ce 'fardeau', parler, se confier. Et c'était ça qu'elle était venu lui demander.

-"Non … Non ce n'est pas à propos du dossier. C'est autre chose."-

Trisha hésitait beaucoup à aborder ce sujet avec elle. Après tout Charlotte était en relation direct avec Jeffrey, et si ce dernier apprenait l'existence de cette discussion, il ne serait pas forcément très enthousiaste. Mais elle n'en pouvait plus, il fallait parler. Ce sentiment de culpabilité mélangé à de la colère l'étouffait, et la scientifique n'avait autre moyen d'évacuer tout ça que par la parole. Ainsi, regardant ses mains Trisha semblait anxieuse et appréhendait une réaction qui ne serait pas forcément amical, même si cela avait peu de chance d'arriver. Ainsi, la jeune femme reporta son regard sur sa jeune amie puis ne sachant pas comment aborder la chose, finit par lui exposer le problème tout simplement, progressivement.

-"Je ne sais pas, je n'ai plus … confiance en rien ici, depuis l'incident. Ce n'est un secret pour personne, même Jeffrey se méfie de moi à cause de ça, à cause de ce que je ressens. C'est dur parfois, très dur … Tu es dans la même situation que moi, et pourtant j'aimerai pouvoir réagir comme toi face à cette situation."-

Ce n'était pas vraiment clair, mais cela avait le mérite d'exposer ce qui la tracassait tant : la situation, le remord, la culpabilité. Elle estimait que tout ce qui s'était passé était en partie de sa faute, et que la confiance qu'elle avait accordé à Jeffrey s'est vu ébranlée. Ce dernier n'avait même pas hésité à lui faire comprendre ce qu'il lui arriverait si elle laissait sa conscience trop parler. Elle lui en voulait et paradoxalement, le pardonnait. Un mélange, un désordre impossible s'était formé dans sa tête depuis ce temps. Ainsi, soupirant elle baissa la tête un moment puis la secouant légèrement, se reprit, se calma. Regardant en l'air un moment, un léger sourire pincé se traça sur ses lèvres comme si elle trouvait son propre cas désespéré. Que devait penser Charlotte en la voyant ainsi ? On était encore loin de la crise de nerf mais on s'y approchait pas à pas.

Trisha finit rester silencieuse un court moment puis compléta ce qu'elle avait dit. Ce qu'elle voulait lui dire était qu'elle avait de plus en plus de mal à supporter cette situation, que ce soit au niveau conscience, que la mise en quarantaine de la ville. Elle ne voulait plus être enfermée, elle voulait vivre comme avant, revoir ses proches, un peu comme tout le monde à San Francisco en fait. La jeune femme savait que Charlotte devait éprouver la même chose, et à elles deux ; que pouvaient-elles faire ? Rien, absolument rien. Pour Trisha, tout ce qui lui restait était d'attendre et de travailler en l'espérance que ce qu'elle faisait pourrait bientôt corriger tout ceci.

-"Je ne sais pas quoi penser, ni à qui me fier. Je travail pour quelqu'un qui a causé ce sinistre, et j'y ai contribué … De trop."-

La scientifique ne voulait pas trop charger son patron, car non seulement elle savait que la personne en face d'elle le respectait, mais aussi elle-même. Trisha respectait Jeffrey et ne se permettrait pas, malgré ce pourquoi elle l'accuse, de dire du mal. Une impasse en quelques sortes, dont elle ne savait pas comment se sortir à présent.


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Lun 11 Nov - 20:53

Charlotte fronça légèrement les sourcils : Trisha ne voulait pas lui parler du dossier, mais d’autre chose et cela l’intrigua. Avait-elle un problème au boulot ? Avec un autre collègue ? Où était-ce plus personnel ? Charlotte étant une femme qui savait parfaitement écouter, elle ne l’interrompit pas et afficha un air un peu moins professionnel et froid qu’à son habitude. Trisha lui fit alors une confidence sur son boulot et Charlotte en déduit que son problème liait vie professionnelle et personnelle. Elle n’avait plus confiance en son boulot ? C’était compréhensible. Elle avait contribué à la mise en quarantaine de San Francisco, au développement de mutations chez de nombreuses personnes, détruisant leur vie et celle de leur famille. C’était un triste tableau, mais Charlotte n’aimait pas le voir autrement, plus gaiment : ce serait un manque de respect pour toutes ses victimes, dont certaines venaient de mourir de froid sous cet hiver particulièrement féroce.

Charlotte hocha tristement la tête lorsque Trisha lui dit que toutes les deux étaient dans la même situation. Il était vrai que Charlotte croyait de moins en moins dans la Neo Corp. et sa vision du monde. Son patron avait entraîné une catastrophe sans précédents, qui changerait certainement le monde entier et pourtant, elle était toujours là. Son amour pour le travail et sa loyauté envers Gallagher qui, sans s’en rendre compte sûrement, lui avait tant apporté professionnellement, l’empêchait de quitter son travail. Surtout qu’elle savait qu’elle aurait bien du mal à en trouver un autre en ce moment. Elle avait été licenciée une fois dans sa vie, et ce fut la pire période qu’elle ait vécu. Elle avait fini par repartir au Kansas, sa région natale, afin de se retrouver. Son boulot de secrétaire était arrivé à un moment propice et Charlotte avait toujours fait du mieux qu’elle le pouvait pour garder son poste de secrétaire, malgré un patron excentrique et des collègues particulièrement agaçant – pour ne pas citer Joshua. Charlotte avait cependant une tout autre place que Trisha : il était plus facile pour elle de garder un peu confiance en Gallagher pour plusieurs raisons. D’abord, elle n’était en rien responsable de l’incident : elle en avait subi les conséquences dans son boulot, c’est tout. Alors oui, elle était au courant qu’elle travaillait pour les responsables de la catastrophe, comme certaines personnes dans l’entreprise, mais c’était pour mieux faciliter son boulot par la suite et surtout, et c’est la deuxième raison, parce qu’elle était quelqu’un de confiance, de proche de Gallagher et elle avait su presque dans la minute que l’incendie était de la faute de la Neo Corp par sa proximité avec son patron. Elle l’estimait beaucoup, malgré ses défauts, c’était un grand homme pour elle, qui passait sa vie à se faire beaucoup d’argent mais dans un but louable, l’avancée de la technologie. C’est pourquoi elle gardait confiance, un peu naïvement peut être, mais elle avait dans l’espoir que cette catastrophe serve à quelque chose dans un avenir proche, ou lointain.

Charlotte n’aimait pas en général qu’on l’envie sur quoique ce soit et ici, elle n’était pas à envier. Elle culpabilisait beaucoup de sa position, de ses privilèges et aussi de savoir qu’elle s’en sortait parce qu’elle faisait partie de la Neo Corp., autrement dit des méchants de l’histoire qui contrôlent tout. Elle n’était pas du tout à l’aise avec ça, sa conscience lui disait que tout ceci n’était pas bien. Elle était une gentille, elle, mais une gentille égoïste sûrement : pourquoi n’avait-elle pas quitté son boulot dès lors qu’elle avait appris ce qu’il s’était passé ? Pourquoi n’était-elle pas partie alors qu’elle avait pu voir dans quelle misère vivaient les gens au Black Market à cause d’eux ? C’était de l’égoïsme. Sa place lui permettait de survivre, voilà tout. Pourquoi acceptait-elle de trahir Eryn Blake pour son patron ? Pour pouvoir garder sa confortable place, parce qu’elle avait peur de se retrouver sans rien à faire, sans rien pour vivre. Oh non elle n’était pas à envier et encore moins à admirer.

« Tu sais, j’ai l’avantage de ne pas avoir directement contribué à l’incident. Je fais pire cependant, je cautionne tout ça, malgré moi. Cela ne va sûrement pas t’aider, mais si j’étais à ta place, j’aurai craqué depuis longtemps. Tu n’as pas à t’en vouloir, tu n’es pas la seule responsable ici, on l’est tous. »

Charlotte essaya de la rassurer et de lui faire comprendre qu’elle n’avait rien à envier du tout par sa réaction : elle agissait par pure égoïsme, préférant se cacher au boulot plutôt que d’aller voir dehors. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’était pas sortie avec des amis. Pour dire la vérité, elle les évitait : elle avait bien trop peur de craquer et de tout leur révéler. Elle s’enfermait alors sous un masque de naïveté, en essayant de faire face à tous les problèmes qu’elle rencontrait, son boulot l’aidant énormément bien évidemment.

A qui se fier ? Plus grand monde malheureusement. Œil pour œil, dent pour dent finirait par être la devise par excellence, c’était sûrement déjà le cas dans les bas fonds de San Francisco. Ici, les gens restaient civilisés, mais qu’en serait-il lorsque la nourriture viendrait à manquer ? Quand la Neo Corp. n’arriverait plus à négocier un ravitaillement conséquent pour nourrir tout le monde ? Les gens finiraient tous par ne penser qu’à eux même et là, ce serait une catastrophe plus grande encore.

« La meilleure des choses à faire maintenant c’est d’essayer trouver une solution. A qui te fier ? Tu peux me faire confiance, déjà. Si on … Non, si tu, parce que les sciences ne sont pas vraiment mon domaine, si tu arrives à trouver, je ne sais pas, un remède contre les mutations, tout rentrera dans l’ordre. »

C’était une vision bien utopiste mais Charlotte essayait de relativiser et surtout de remotiver Trisha qui perdait trop pieds. Elle avait vécu la même chose, quelques mois plus tôt, en proie aux doutes et de peur d’être une mutante elle aussi. Elle avait mis un moment avant d’avouer à son patron qu’elle avait trouvé Eryn Blake, une mutante qu’il voulait exploiter mais qu’elle n’avait pas jugée nécessaire de la lui livrer, alors qu’elle était très recherchée.

« J’ai des doutes aussi. Beaucoup trop même. Je suis rongée par la culpabilité, je ne vois plus personne de peur de tout avouer. Chaque jour, en allant au boulot, je me demande pourquoi je viens alors que je trouve cette situation injuste pour toutes les victimes. »

Charlotte pensa alors à Sean, l’adjoint du shérif avec qui elle s’entendait très bien. Elle le voyait beaucoup, avant. C’était moins le cas maintenant : il était très occupé à traquer les mutants, déjà, et la jeune femme était plutôt mal à l’aise de savoir qu’il travaillait plus à cause de la Neo Corp. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’elle cautionne tout ce qu’il se passait juste pour garder sa place. Elle voulait le préserver, en quelque sorte. Charlotte poussa un grand soupir.

« Malheureusement, on doit garder notre opinion pour nous. Comme tu l’as dit, Gallagher se méfie de toi … Je crois qu’à cause d’une bêtise, il ne me fait plus autant confiance qu’avant. Si on veut rester ici, on doit jouer le jeu. »

La question était du coup : avaient-elles envie de rester ? Pour Charlotte, la réponse était plus qu’évidente. Mais pour Trisha ? Elle ne savait pas vraiment, mais il serait indiscret de le lui demander. Et Charlotte espérait bien qu’elle resterait, parce qu’elle était bien la seule personne avec qui elle pouvait parler de tout ça. Mais elle admettait volontiers qu’il était plus facile pour elle de ravaler toute opinion, puisque son métier était aussi d’obéir aux ordres et, normalement, elle n’avait pas à donner son avis. Avec un patron comme Gallagher, elle avait été obligée de le freiner de temps en temps, de lui donner des conseils plutôt habilement, lançant une ou deux remarques pour essa yer de le faire réagir, pour lui éviter de faire une erreur. Seulement, elle restait une simple secrétaire avec peu de pouvoirs dans l’entreprise, voire même pas du tout.


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Trisha Wayner
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Dim 17 Nov - 15:24

Le fait de pouvoir s'exprimer, même si ce n'était qu'une petite partie, apportait son lot de consolation. Dire qu'on se sentait coupable pour quelque chose dont on avait largement contribué était logique, et en aucun cas honorable d'ailleurs. La scientifique avait peut-être une réaction légèrement excessive face à tout ceci, après tout elle était peut-être de nature à cacher ses émotions lorsqu'elles étaient trop forte, mais elle en restait une personne de très sensible. Jamais elle n'avait eu à faire face à une telle situation, et même si elle savait auparavant que le domaine scientifique qu'elle étudiait comporterait forcément des 'risques', jamais elle n'avait pu s'imaginer cela. Peut-être que par-dessous le principal problème restait la culpabilité, le fait de se sentir non seulement piégée mais aussi auteur de toute cette sérénade. Trisha écouta sa jeune amie mais lorsqu'elle l'entendit dire qu'elle finirait par trouver la solution au problème, aux mutations, elle baissa la tête un moment. Au moins il y avait une chose de vraie, la seule personne envers qui elle pouvait d'ores et déjà faire confiance était bien Charlotte …

Il était évident que cette dernière ressentait la même chose que la scientifique, la culpabilité. Un des points communs qu'elles partageaient, en plus du secret de la Neo Corp. La regardant dans les yeux, son expression s'assombrit légèrement quand la secrétaire affirma qu'il valait mieux garder son opinion pour soi, en ces temps incertains. Rester ici ? C'était sans doute la sécurité mais à quel prix ? D'autant plus que même s'il était possible de quitter les rangs de l'entreprise, Trisha serait bien la dernière personne qu'on laisserait partir … Jeffrey ne voudrait pas que les secrets de son entreprise se dispersent ailleurs. Au final, elle et Charlotte avaient la même peur et avaient opté pour la même solution, ne pas parler. La jeune femme pensait par ailleurs que la secrétaire devait avoir une relation particulière avec le patron. C'était sa secrétaire, forcément ils se côtoyaient souvent et Jeffrey était par conséquent plus apte à l'écouter elle que toute autre personne.

-"Jouer le jeu mais jusqu'à quand ? Jusqu'à ce qu'on trouve une solution ? … C'est utopique, Charlotte. Mais j'aimerai y croire aussi, et c'est ce que j'essaie de faire malgré tout."-

Ce qu'elle ne disait pas était qu'on ne lui demandait pas directement de travailler sur une solution. On lui demandait des travaux, des analyses, des recherches très complexes qui avaient un but plus que discutable. Trisha savait au fond, ou du moins elle le pensait vraisemblablement, que la Neo Corp. ne comptait pas tout de suite chercher à corriger le problème. Un court silence se créa ensuite, durant lequel la scientifique tenta de se calmer, de penser à autre chose. Charlotte venait d'avouer que Jeffrey commençait aussi à diminuer sa confiance envers elle, décidément on aurait presque pu croire que c'était un passe-temps pour lui. Le tout résidait dans le fait de jouer le jeu ou non … Tant que ça sera le cas, tout se passerait bien. Dès que ça ne le serai plus, les chose se compliqueraient. Trisha repensait à ce qu'avait dit son amie sur le fait qu'elle ne voyait plus personne. Cela n'était heureusement pas encore le cas pour la scientifique, mais ça commençait. On pouvait citer l'exemple de Harmonee, les deux femmes étaient d'excellentes amies, presque comme deux jeunes adolescentes inséparables lorsqu'elles passaient du temps ensemble. Les événements récents ont fait qu'elles ne se voient plus aussi souvent, voir presque plus. Elle ne savait pas au jour d'aujourd'hui si elle était devenue une mutante ou non …

-"Tu penses que Jeffrey se soucie réellement de ce 'problème' qu'on a ?"- Dit-elle d'un ton désuet.

Elle ne remettait pas en doute l'intégrité de son patron, mais forcément après avoir vu, ou plutôt entendu ce dont il était capable plus rien n'était sur à présent.


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Lun 25 Nov - 15:28

L’optimisme de Charlotte l’aidait sans doute à « jouer le jeu ». Cela avait beau être utopiste que de croire que tout finirait par s’arranger rapidement mais il fallait bien à s’accrocher à quelque chose, à continuer d’essayer de vivre en se disant que cette situation n’était que provisoire. Charlotte essayait même de le faire comprendre autour d’elle : si tout le monde partait défaitiste, si tout le monde estimait que la vie ne valait plus la peine et qu’à San Francisco, on tournait en rond en attendant une décision du gouvernement, la ville ne vivrait plus, les gens s’arrêteraient de travailler et ce serait une catastrophe. Une ville qui tourne est une ville qui vit : Charlotte était persuadée qu’il n’y avait qu’en continuant de mener une vie plus ou moins normale que les gens tiendraient le coup, attendraient patiemment que le gouvernement lève la quarantaine. La situation avait beau durer, il fallait continuer à être patient, à attendre, à s’occuper du mieux que l’on pouvait. Et puis, comment être crédible vis-à-vis du gouvernement si la ville s’arrête de vivre soudainement ? Ne croiront-ils pas que la ville est perdue ? Que les gens sont tous contaminés, ou on ne sait quoi encore ? Non, il fallait vraiment que les gens continuent à jouer le jeu pour avoir une chance d’être vu comme des gens civilisés au niveau du gouvernement, et non comme une population contaminés et bonne à exterminer. Charlotte allait peut être loin, mais c’était l’un des pires scénarios qu’elle s’était imaginés concernant l’avenir de la ville. Qu’est ce qui empêcherait le gouvernement de lancer une bombe sur la ville, afin de tuer tout le monde et éviter que le gêne mutant se développe ailleurs ? Rien du tout. S’ils apportaient des preuves que San Francisco était perdue, que ses habitants étaient tous contaminés, ou devenus fous, qui ce soucierait de la perte d’une ville pour la survie de toute la planète ? Le gouvernement saurait trouver des arguments en sa faveur, Charlotte en était sûre. Et elle préférait éviter de penser à ce scénario catastrophe. Il valait mieux être utopique, même trop.

Trisha posa ensuite une question sur leur patron. Est-ce que Jeffrey se souciait d’elles et de leur culpabilité ? Lui, un homme qui ne semblait pas connaître ce sentiment ? Charlotte connaissait bien Gallagher et pouvait affirmer qu’il se fichait complètement des états d’âmes individuels de ses employés. Tant que ça boîte marchait et faisait des bénéfices, beaucoup de bénéfices, tout allait bien pour lui. Qu’importe qu’il soit le responsable d’une telle situation, il avait su tirer profit et s’en sortir quand même, s’immisçant maintenant dans la politique de la ville, chose aisée quand un membre de sa famille était haut, très haut placé à la tête de San Francisco.  Il se posait en sauveur, avec son entreprise, essayant de négocier avec le gouvernement pour avoir plus de ravitaillement. Non seulement il s’en sortait bien mais Charlotte était persuadée que si la ville était libérée bientôt, jamais personne ne saurait qu’il était le responsable de toute cette pagaille. Comment il s’en serait sorti ? Grâce à une équipe marketing efficace, son argent, et parce qu’il était un cerveau, ce n’était pas un patron qui laissait faire les sous-traitants : c’était un homme intelligent, qui avait toujours un coup d’avance, un peu comme aux échecs. C’était ce pourquoi Charlotte ne cessait de l’admirer et n’arrivait pas à le haïr. Au contraire, elle se battait pour garder sa place, étant prête à trahir une mutante qui l’avait libéré d’un poids considérable : savoir si oui ou non elle allait devenir mutante elle aussi. Sa conscience lui disait de tout arrêter, de quitter son boulot, de tourner le dos à Gallagher. Mais sa raison la maintenait en place : que ferait-elle ? Elle était coincée à San Francisco et si elle quittait la Neo Corp., elle savait qu’elle ne retrouverait pas du travail – même ailleurs à dire vrai. Elle serait obligée de fuir, ou au mieux d’être constamment suivie par des agents de Gallagher, de peur qu’elle dévoile le secret de la Neo Corp. Non, ce ne serait pas une vie, alors autant rester encore à son poste de secrétaire qu’elle aimait tant malgré tout ce qu’elle avait subi depuis six ans, et tout ce qu’elle continuait à supporter aujourd’hui encore.

Charlotte prit une profonde inspiration, regarda à droite à gauche pour vérifier que personne ne se trouvait dans les parages. Elle se pencha alors vers Trisha, parlant doucement.

« Ca reste entre nous, hein ? Pour moi, Jeffrey ne pense et ne pensera jamais qu’à lui-même. Tant qu’il a besoin de nous, il nous garde. C’est triste, mais c’est ainsi. A côté, j’ai toujours dans l’espoir qu’il est reconnaissant de tout ce que je fais pour lui, mais j’en doute de plus en plus. J’attends de voir … »

Elle termina sur un sourire triste : elle n’avait pas beaucoup l’occasion d’avouer ce qu’elle pensait réellement de son patron et cela avait tendance à l’attrister. Gallagher ne changerait pas, elle le savait, et elle avait de la peine pour lui. Elle appréciait certains traits de son caractère, infimes, mais elle savait qu’il finirait seul. Or, Charlotte estimait que personne ne devait mourir seul, même la plus horrible des personnes. Jeffrey était loin d’être horrible malgré son sale caractère et ses pratiques déontologiques parfois douteuses, alors savoir à l’avance qu’il finirait sa vie seul, sûrement dans une maison luxueuse sans aucun héritier, cela la rendait triste pour lui. Où serait-elle, elle ? Sûrement partie depuis longtemps. Elle comptait bien fonder une famille un jour, bien que ce ne soit pas sa priorité, et elle restait lucide : avec un travail pareil, elle ne pourrait pas élever d’enfants, elle serait obligée de changer de boulot quoiqu’il en soit. A moins d’avoir des horaires aménagés, mais elle doutait que Gallagher soit conciliant là-dessus. Enfin, ce moment n’était pas encore arrivé et Charlotte avait encore quelques années de services à tirer.

 « Je me dis que sans ce job, je n’arriverais pas à vivre, matériellement et moralement. Ca me fait tenir, tu sais, et je me dis qu’on est sûrement bien mieux lotie que ses tas de gens malheureux obligés à vivre cachés ... »

A cause de nous. Mais Charlotte se garda bien de préciser ce détail. Elle avait parfaitement conscience que l’ignorer n’était pas la bonne solution, que cela ne faisait qu’entacher la dignité de ces personnes, mais que faire d’autres ? Se morfondre jour après jour ? Pas moyen. Plus tard, Charlotte ferait un geste pour ces personnes. Histoire de soulager sa conscience.


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Trisha Wayner
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Dim 8 Déc - 15:03

Trisha n'avait pas pour habitude de s'ouvrir ainsi, c'était quelque chose de bien connu, du moins quand justement on la connaissait. Ses doutes par rapport à Jeffrey étaient présents depuis pas mal de temps, depuis l'incident bien évidemment. Qui aurait pu continuer à lui faire confiance ou à faire comme si de rien n'était ? Personne. Il n'y avait aucun échappatoire, la seule chose qu'elle pouvait faire était de rester sur ses gardes. Car il n s'agissait pas seulement de perdre un emploi dans le pire des cas, mais en vu des menaces indirectes lui ayant déjà été faite, il se pouvait que cela soit bien pire qu'une simple mise à pieds … Ce paramètre était l'une des principales raisons à la méfiance de Trisha envers son patron. Charlotte aborda un point sur lequel la jeune scientifique ne pouvait malheureusement se prononcer : la reconnaissance. Qui pouvait savoir si Jeffrey allait réellement l'être ? Dans d'autres circonstances, qu'il le soit ou non aurait peu importé. Mais là, la situation comme l'avait si bien dit Charlotte était plus que délicate. On ne pouvait se permettre de perdre son emploi ainsi.

Trisha continua de l'écouter et semblait être interpellée lorsqu'elle lui dit que sans ce travail, elle n'arriverait pas à vivre. Cela l'interpella car elle pensa instantanément aux milliers de gens dehors qui eux, survivaient bien qu'ils étaient sans emploi. C'était certes un état presque de précarité et d'insécurité, mais ils ne mourraient pas de faim. Cette sensation de privilège qu'elle ressentait depuis était forte bien désagréable. La scientifique se sentait comme si elle n'avait pas mérité ce confort au beau milieu de cette pagaille … C'était un fait qui était ressassé encore et encore, sans jamais connaître une réelle fin. Soupirant, Trisha resta muette un moment, comme si elle prenait le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire. Mais après tout ceci, qu'est-ce qu'il y avait de plus à dire ? Le mal était fait, et la seule solution pour se racheter était au final de trouver un remède. Le problème résidant qu'on ne demandait pas directement à la scientifique de travailler dessus … Cela allait être dur d'en trouver un.

-"... Ils ne le seront pas éternellement. J'espère juste qu'un jour on finira par leur trouver une solution, un remède."-

En attendant ce jour, Trisha pouvait toujours penser à eux et à leur désarroi, cela lui donnerait l'illusion qu'elle fait quelque chose pour eux. Elle regarda à la pendule suspendue au mur, puis redescendit son regard sur Charlotte. Elle qui côtoyait Jeffrey tout le temps, cela devait être encore plus éprouvant. Mais elle n'avait pas le même avis sur lui, ni le même œil. Elle le connaissait depuis bien plus longtemps que Trisha, cela devait forcément avoir un effet là-dessus. Sans se dire qu'il pouvait encore bien révéler des surprises, comme par exemple se souvenir de sa conscience, la scientifique se disait que quelque part qu'il pouvait peut-être changer, malgré tout.

-"Je pense qu'en attendant tout ceci, il faut agir normalement, comme si de rien n'était. Sinon cela nous tuera à petit feu. Tout ceci finira bien par s'arranger … N'est-ce pas ?"- Dit-elle avec un maladroit sourire en coin.

Un peu d'optimisme refaisait surface. Cela faisait du bien, mais pas assez pour colmater tout ces ressentis. Trisha n'avait plus envie que d'une seule chose : rentrer chez elle, se vider la tête de tout ceci, comme elle le faisait chaque soir. C'était nécessaire voir obligatoire, sinon elle deviendrait mot pour mot folle.


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Sam 18 Jan - 21:14

Charlotte était persuadée que la Neo Corp. trouverait une solution au problème mutant. Du moins, elle aimait l’être, c’était bien plus facile de vivre comme cela. Elle essayait de faire appel à son côté rationnel et un peu scientifique : à toutes maladies il est possible de trouver une solution, quels que soient les moyens mis à disposition. Les premiers vaccins avaient été réalisés à partir de matériel nettement moins performant que ce qu’il existe maintenant. La Neo Corp. était à la pointe de la technologie, elle ne manquait pas de scientifiques intelligents et efficaces, ni d’ingénieur, ni de communicants toujours prêt à rebondir en temps de crise. Il y avait tout à disposition pour trouver un remède, vraiment tout. Alors, pourquoi cela paraissait-il impossible ? Il n’y avait certes pas de cas précédent, il fallait donc tout prendre de zéro, cela multiplier les possibilités et il faudrait sûrement être créatif, mais cela n’était-ce pas de bonnes conditions pour un scientifique qui, en plus, avait tous les moyens matériels et financiers pour faire tous les tests possibles et inimaginables ? Charlotte le pensait, en tout cas. Et une fois qu’une solution serait trouvée, les mutants pourraient tous sortir de leur cachette et faire oublier toutes traces de leur pouvoirs, au mieux. Soyons clairs, certaines mutations sont juste invivables. Comment peut-on vivre avec quelque chose que l’on ne contrôle pas ? Charlotte comprenait que certains préféraient se cacher, et pas seulement pour échapper aux Peacekeepers. Elle aurait peur de ce qu’elle pourrait être capable de faire, peur de ce qu’elle est, alors heureusement qu’elle ne sera jamais une mutante et qu’elle n’a pas attrapé ce qu’on pourrait appeler de virus. La segmentation de la population actuelle ne lui plaisait guère, mais pour le moment ils devaient tous vivre comme cela. Peut être que la Neo Corp. devrait aider les mutants à avoir une image un peu plus positive ? Pour le moment, c’était les moutons noirs de la population … En les montrant sous un jour nouveau, peu être que la ville irait mieux ? Ou alors, cela aurait l’effet inverse et la Neo Corp. n’arriverait plus à isoler les mutants tant la population tenterait de la protéger. Quelque part, le fait que la population se méfie des mutants devait bien arranger les affaires de Gallagher, qui n’aurait aucun intérêt à montrer les mutants comme des gens normaux, qui n’ont pas besoin d’être mis en quarantaine. Enfin, tout cela n’était absolument pas du contrôle de Charlotte, qui ne pourrait rien faire à ce stade à part essayer d’encourager les scientifiques à trouver une solution rapidement. Des scientifiques comme Trisha.

Charlotte croyait en les capacités de la jeune femme : ce serait peut être elle la première à trouver quelque chose, qui sait. Elle travaillait suffisamment pour mériter une telle satisfaction. Mais n’était-elle pas trop dépitée par la situation pour cela ? C’était encore à voir. Ou alors, avait-elle encore foi en l’entreprise ? Elle doutait comme Charlotte. Faire comme si de rien n’était ? Oh oui, il valait mieux faire profil bas et ne surtout pas critiquer les méthodes de l’entreprise, au risque de disparaître, ou de devenir cobaye non volontaire à Alcatraz. Charlotte ne voulait même pas faire de tord à son patron, pour dire. Même s’il avait tous les défauts du monde. Il était seul, profondément seul et tout ce qu’il faisait, c’était pour attirer l’attention, voilà tout. C’était l’avis de Charlotte : si elle le laissait tomber, il perdrait une alliée, même s’il ne le voyait pas.

«  Une chose est sûre, il ne faut pas faire de vague et rester dans le rang. Sinon, je ne garantis pas de notre sécurité, malheureusement. »

Triste vérité. Elles connaissaient toutes deux la vérité. Elles étaient toutes les deux dangereuses pour la Neo Corp. Elle ne serait même pas étonnée de voir des gens l’observaient pour voir quand elle allait craquait et révéler tout : son patron savait parfaitement qu’elle n’était pas à l’aise avec la présente situation.

« Ca s’arrangera, j’en suis sûre. On ne peut pas nous laisser comme ça, et personne ne veut être coincé à vie à San Francisco. Les scientifiques, toi, vous trouverez une solution. L’avantage, c’est que vous connaissez la source du problème, vous savez ce qui a crée tout ça. Vous pouvez donc comprendre le processus et l’inverser … Enfin, je suis pas du tout calée dans ce domaine, mais je suppose que ça marche comme pour un virus type grippe. »

Charlotte haussa les épaules : elle n’était absolument pas sûr de ce qu’elle avançait. Elle était douée dans beaucoup de domaines mais les sciences restaient floues pour elle : elle avait un niveau lycée, point. Et encore, elle avait perdu de ces connaissances, ne lisant aucune revue scientifique. Elle comprenait le principe, plus ou moins. Ce n’était pas un cours qui l’avait vraiment intéressé et à la fac, elle était partie dans un autre domaine.

« Tu fais, je pense qu’il nous faut un but à toutes les deux, histoire de pouvoir trouver un sens à ce qu’on fait ici. Ca nous aidera à nous occuper. Tu pourrais, je sais pas, te lancer exclusivement dans la recherche d’une solution ? »

Avoir un but dans la vie aidait toujours à surmonter une épreuve. Petit à petit, il fallait se faire une liste de chose à accomplir. Charlotte organisait sa vie un peu comme ça, de petits objectifs en petits objectifs alors pourquoi pas l’appliquer à sa vie au boulot ?


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Trisha Wayner
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Mar 28 Jan - 16:59

Les paroles de Charlotte étaient censées, et sur un esprit rationnel comme celui de Trisha cela ne pouvait que l’apaiser. Elle avait sans doute raison, elle croyait en une solution à ce grand problème. Il y avait mille et une raison de continuer d'y croire, rien que pour garder l'espoir de revoir le monde un jour. Silencieuse elle l'écouta jusqu'au bout, puis baissa les yeux. Comme un virus de type grippe ? Ah … Si c'était si facile. La scientifique savait ce qui avait causé les mutations, mais cela ne signifiait pas qu'elle pourrait en détenir le remède, ce n'était pas si simple … Ce n'était pas comme de la rétro-ingénierie où on pourrait étudier, copier et modifier pour créer un vaccin. D'autre part, le néo sérum représentait une porte ouvert sur le bout du tunnel. Si seulement on pouvait amplifier ses effets, les rendre permanents, plus puissant, on trouverait le remède à tout les coups. C'était déjà une excellente piste, mais le travail à faire était encore long et fastidieux. Charlotte ne désespérait pas, et c'était bien grâce à des gens comme elle qu'on arrivait à avancer. Un petit sourire en coin, rassurant, Trisha acquiesça.

-"Je pense que mes recherches ou non pourront aboutir, tu dois avoir raison … Il ne faut pas abandonner. Faut garder à l'esprit qu'on y arrivera bien à trouver cette solution, celle qui nous échappe depuis tout ce temps."-

Trisha en avait connu des petits moments de chute. Et cela était à la fois rassurant et important de savoir qu'à chaque fois, quelqu'un fut là pour l'aider à surmonter. Auparavant c'était ses amis, le plus souvent sa mère aussi. Et aujourd'hui cela n'a pas vraiment changé, ce sont toujours ses amis qui l'aide, comme Charlotte venait de le faire. Posant sa main sur son poignet, la jeune femme la regarda puis la remercia. Un merci qui venait du plus profond d'elle-même, sans elle, Trisha serait encore à se morfondre pendant des heures et des heures, et cela n'aurait fait qu'empirer sa situation. Elle espérait pouvoir lui rendre la pareille au moment où elle en aurait le plus besoin. Dès que ça irait mal, ce qu'elle ne lui souhaitait pas, elle en ferait tout de même pour l'aider, comme Charlotte venait de faire. Avoir un ami en ces temps troubles était rare et précieux, et ça la jeune femme ne l'oubliait pas.

-"Merci Charlotte … Parfois je plonge un peu, comme ce qui vient de se passer … Et ça ne devrait pas arriver justement. J'estime avoir beaucoup de chance de t'avoir à mes cotés."-

Des paroles sincères que la scientifique n'avait que peu l'occasion de dire ces temps-ci. Il était indéniable que Charlotte était plus résistante qu'elle face à cette situation, et c'était une qualité qui lui manquait. Si seulement elle était comme ça aussi, elle serait sûrement plus efficace à son travail. Mais elle ne se décourageait pas, du moins pas longtemps. Trisha savait repartir quand il le fallait, et là, c'était le moment. Même si tout espoir semblait encore être loin, il ne fallait pas perdre le cap. La jeune femme l'avait compris, et aviserait de ne plus se laisser faire mettre un genou à terre …


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Charlotte G. Hawkins
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Message Sujet: Re: Between sadness and happiness | Ven 28 Fév - 20:31

Si  Charlotte avait été scientifique, peut être qu’elle penserait autrement. Peut être qu’elle saurait que comparer le virus à une simple grippe était bien trop réducteur et qu’il n’était pas si simple de faire un vaccin. Bien qu’elle sache qu’on ne peut pas en créer un en claquant des doigts, elle comptait sur les capacités des scientifiques de la Neo Corp pour se surpasser et bâtir un remède en un temps record. Après tout, il s’agissait des meilleurs scientifiques dans leur domaine : Gallagher ne devait pas prendre des gens incompétents, elle le voyait bien au quotidien de toute façon. Néanmoins, ce n’était pas son monde, elle n’avait pas les codes nécessaires pour se rendre bien compte de la difficulté à surmonter cette anormalité. Trisha, elle, devait avoir une idée plus précise de la chose, mais elle espérait que ces paroles lui donnent de l’espoir. Il en fallait pour pouvoir avancer, surtout du côté des scientifiques. Charlotte avait une bonne place dans son bureau, elle voyait les choses en surface seulement. Les scientifiques, pour certains, étaient en contact avec ces mutations, cela devait être plus dur à supporter, déjà. Rien qu’en voyant la misère du Black Market, lors de son passage express, Charlotte savait qu’elle ne pouvait pas supporter plus de chose. Elle se sentait tellement mal d’être saine, non contaminé ! C’était un sentiment étrange : elle était heureuse, heureuse pour elle, pour son futur, mais elle n’arrivait pas à s’en réjouir totalement, parce que beaucoup trop de gens en souffraient. Elle avait vraiment hâte qu’un remède soit trouvé.

Alors que Trisha posait sa main sur le poignet de Charlotte, la jeune femme sourit, lui prenant sa main à son tour. Il fallait s’entre-aider : sinon, comment pouvait-on s’en sortir ? C’était nécessaire et Charlotte estimait que les employés de la Neo Corp au courant de toute l’histoire était les premiers qui risquait de craquer. Il fallait absolument empêcher cela, du mieux que l’on pouvait. Avec des petites attentions, comme Charlotte avec Trisha. Chacun devait se sentir important dans l’histoire, afin de ne pas flancher et céder à la pression, afin de ne pas révéler le secret de l’entreprise. Ce serait catastrophique, réellement. Charlotte était bien placé pour le savoir, ayant vu passé toutes les études sur le sujet du bureau de la communication, et il ne fallait pas être stupide pour arriver à cette conclusion. Un soulèvement serait à prévoir contre la Neo Corp, contre ses employés, contre les bureaux même. Le gouvernement serait-il là pour les aider à gérer cette situation ? Peut être pas.

« Tu n’as pas à me remercier, parler m’a fait du bien aussi. Je crois que c’est ce qu’il manque ici, à la Neo Corp, une sorte de cellule pour les employés qui auraient du mal à gérer la situation puisse en parler, tout comme en ce qui concerne … le secret que nous devons garder. »

La jeune femme hésita à finir sa phrase. C’était toujours aussi difficile pour elle de s’avouer que la Neo Corp avait commis une faute. Elle se sentait concernée, impliquée même dans cette faute, elle avait l’impression d’être en partie responsable de l’accident, alors qu’elle n’y était pour rien. Mais pour elle, l’entreprise faisait partie de sa vie, c’était en quelque sorte une seconde maison où elle avait un rôle à jouer, aussi moindre soit-il. Elle se sentait appartenir à un grand groupe, un grand groupe dont l’image actuelle plutôt positive pouvait changer à chaque instant.

« Mais peut être que parler entre amis est plus efficace, après tout. »

Charlotte en était persuadée : elle aurait bien dû mal à se confier à tout un groupe. Elle ne faisait pas facilement confiance, surtout en ces collègues – en même temps, avec quelqu’un comme Stone qui n’arrête pas de la chambrer sur sa relation avec le shérif adjoint des Peacekeepers, il était difficile pour elle de vraiment s’ouvrir. Trisha était sûrement la seule personne à qui elle savait qu’elle pouvait parler de ses difficultés à accepter tout ce qu’il se passait.

« Je suis contente que tu sois là aussi. C’est parfois difficile, mais se dire qu’on peut en parler à une personne de confiance, c’est rassurant. »

Et tant donné qu’elle ne pouvait pas parler à grand monde dans l’entreprise du fait de sa proximité avec Gallagher, elle était ravie de pouvoir avoir un soutien dans un autre service de l’entreprise.


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