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Where do you think you're going? [Terminé]

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June Lowell
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Message Sujet: Where do you think you're going? [Terminé] | Mar 11 Déc - 19:13

La porte grince sur ses gonds avec un bruit sinistre du style de ceux qu'on attend dans ces vieux films d'horreur, quand le monstre va surgir de l'ombre pour se taper un festin de tripes arrosées de 15litres d'hémoglobine artificielle. Le genre de films qui, quand vous êtes gosse, vous empêche de dormir peinard pendant les quinze prochains jours, mais le seul monstre qui surgit de l'ombre ce soir, c'est moi. Deux ou trois gosses se cassent vite fait en courant sans demander leur reste. Tant mieux, au moins je serai tranquille pour faire mes comptes. J'aime pas les gosses, ça piaille et ça court dans tout les sens. Pas moyen qu'ils se tiennent tranquilles plus de trente secondes, ni même de la fermer quand ils le devraient. La preuve, si le p'tit Timmy avait su la fermer, il aurait pas fini au fond de la baie y à sept ans.  Je chasse la poussière et Timmy d'un revers de main, avant de poser mon cul sur un des rares bancs en à peu près bon état et de rejeter la tête en arrière. Une grande partie du toit a dit merde à l'autre depuis la dernière fois...  J'aurai peut être du tailler la route moi aussi avant tout ce boxon... Peut être aller sur la côte Est, refaire ma vie ailleurs, je sais pas... Conneries! Toutes les villes sont pareilles, la seule différence entre ici et ailleurs c'est que là au moins, je connais les frontières. Pour celles qui existent encore... Je soupire. Ça ne me ressemble pas d'être si... sentimentale. Ça doit être ce truc trafiqué par l'autre fouine, tout juste bon à décrasser un putain de moteur. Qui pourrait bien prendre plaisir à boire une merde pareille? Allez au boulot! J'attrape le vieil Eastpack tout neuf de trois ou quatre ans, avec le sang du type à qui j'ai éclaté le nez pour l'avoir. Ça c'était drôle. Bref, je commence à étaler son contenu devant moi, à vider mes poches et à faire le tri, ce que je garde pour moi, ce que je refourgue. La camelote d'un côté, les trucs qui valent quelques billets verts de l'autre. Pas de quoi sauter de joie. Un peu de ci, un peu de ça. Un vieux zippo qui marche encore avec de l'essence à briquet (ça peut servir), quelques fournitures médicales comme des seringues, des bandages, une ou deux rations de l'armée entamées (je me demande où ce type c'est procuré ça) et la bouteille de cet immonde tord-boyaux artisanal. Rien de bien folichon. Je fous tout en vrac dans le sac en mettant à l'écart la seule chose digne d'intérêt que j'ai pu rafler. Trois petits flacons de Pénicilline. Je sais toujours pas si je dois les refourguer maintenant ou attendre encore un peu, histoire que les quelques dispensaires miteux tombent en rade de médocs... Sur cette dernière pensée, je décide de les garder, histoire de me faire un plus gros bénef' et de peut être faire une livraison un peu plus conséquente si j'ai de la chance. Si j'ai de la chance...


Je ne crois pas à la chance.


Faut que je me bouge. Que je décanille de cet endroit. La nuit va bientôt tombée et ça doit bien faire deux heures que je suis assise comme une conne à faire la cible de tir au pigeon. Je sens venir les premiers signes d'une nouvelle crise, comme un frisson glacial qui me courre le long du dos. Me faut du sucre. J'arrive pas à y croire... Moi qui m'étais toujours jurée de jamais finir comme tout ces camés, accroc à la blanche que je leur vendais, me voilà piégée à mon tour. Ça vous fait rire, pas vrai? Accroc au sucre... Moi aussi ça me ferait bien rire s'il n'y avait pas cette putain de quarantaine. Bloquée entre quatre murs dans une prison où vous savez que ce qui vous fait tenir va disparaitre inexorablement. J'aurai presque envie de chialer. Moi. Chialer! Putain, non, je ne ferai ce plaisir à personne. Je suis pas devenue une loque à ce point. Pas encore. Le temps d'arriver jusqu'à ma poche ma main tremblote déjà, rien que ça, ça me débecte à mort. Une foutue junkie en manque. Tout ce que je méprise. Y à rien de pire qu'un camé ou qu'une pute, à part peut être une pute camée. Même quand ça allait mal j'ai jamais vendue mon cul à personne. Rien que l'idée me rend malade, tiens je préfèrerai me tirer une balle. Putain d'emballage! Je jette le papier par terre avant de fourrer la sucette dans ma bouche, presque avidement. Après un petit moment les légers tremblements finissent par passer peu à peu. Faudrait pas qu'on me trouve comme ça, faut que je me barre, faut que...


Trop tard.
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Ven 14 Déc - 7:50

♣ Je marchais distraitement dans les rues désertes. Le bruit de mes talons heurtant le sol pavé résonnait alentours, brisant le silence de la nuit par une succession de bruits secs de façon presque dérangeante.
Clip, clap. Clip, clap.

Je revenais de la Bright City. Vêtue d’une robe claire et légère, malgré le temps qui se faisait frisquet, j’étais passée inaperçue parmi les habitants de la ville. Faisant les magasins d’un air préoccupé, j’étais parvenue à dérober quelques petites choses à manger, n’hésitant pas à jouer de mon apparence pour embobiner le vendeur. J’avais peu à peu pris l’habitude d’agir comme cela, et mes sorties dans la Bright City faisaient désormais partie de ma routine quotidienne. Si ce n’est qu’elles me permettaient de me procurer de quoi subsister, j’adorais aussi me mêler à cette population qui vivait encore dans l’illusion d’une existence classique, enfonçant invariablement la tête dans le sable face aux évènements actuels. Cette façon de vivre dans une petite bulle, en ignorant tout de ce qui se passait autour, me semblait pathétique.
En vérité, le mépris que je nourrissais à leur égard tenait bien plus de la jalousie. Je rêvais d’être comme eux, de vivre comme avant, aux côtés de ma mère, en attendant que les choses se passent. A la jalousie que j’exprimais envers eux j’avais donné le nom de haine, puis celui de mépris, cherchant chaque jour une raison supplémentaire de les dénigrer, et ce bien malgré moi ; l’amertume qui vivait en moi grandissait avec le temps, pour me dévorer peu à peu.

La sensation de douleur provenant de mes chevilles me rappela à l’ordre. La semaine précédente, lors d’une de mes sorties, j’avais dérobé une paire de chaussures qui, bien qu’élégantes, n’étaient pas des plus confortables. Malgré tout, préoccupée par mon apparence, j’avais choisi de les porter, et ce malgré la douleur ; après tout, cela faisait partie de mon travail. Je n’étais ni très agile, ni particulièrement rusée, et le seul atout sur lequel je m’appuyais lorsque je m’apprêtais à dérober quelque chose était mon apparence. J’aimais faire de cela mon excuse, refusant de me croire aussi superficielle, mais je savais qu’au fond de moi la petite fille de famille aisée à qui on ne refusait jamais rien vivait encore. J’avais été habituée à vivre dans un monde brillant et propre, et la vie de rue n’était pas faite pour moi.
Je retirais mes chaussures avec un soupir de soulagement, et les glissais dans ma large besace. Le contact de mes pieds nus sur les pavés froids me fit frémir, et je contins un frisson avec difficultés. J’avais pris l’habitude de marcher pieds-nus dans les quartiers de la Seamy Area : je me savais plus agile et, surtout, bien plus silencieuse de cette façon. Je continuais mon chemin en quête d’un abri – je refusais de dormir au même endroit deux soirs d’affilé, me trouvant bien trop repérable de cette façon. Aujourd’hui, j’avais opté pour l’église. Je n’étais pas particulièrement croyante, mais je me sentais en sécurité dans ce grand bâtiment de pierre.

Arrivant à proximité de l’église, je fronçai les sourcils ; la petite porte de bois qui permettait d’y entrer était ouverte. Hésitante, je jetais un œil à l’intérieur, silencieuse, puis entrait discrètement. Sans attendre, je me blottis dans l’ombre, de telle sorte que je ne puisse être repérée.
Une jeune fille se tenait là, semblant trier le contenu de son sac. Je plissais les yeux ; un briquet, des seringues… Des médicaments. Je me figeais. Depuis la mise en quarantaine, ce genre de produit n’était pas monnaie courante, encore moins pour les quelques personnes qui traînaient dans la Seamy Area. Si j’avais été épargnée jusque là, je savais pertinemment qu’un jour ou l’autre, je tomberais malade et qu’il me serait impossible de me rendre chez un médecin sans révéler ma situation. J’avais besoin de ces médicaments.
Je m’aplatis contre le mur, cherchant vainement un plan. La jeune fille, il me fallait l’avouer, semblait bien plus habituée que moi à la vie de la rue et à l’art de voler, bien que la sucette qu’elle gardait entre les deux la discrédita quelques peu. Je ne savais pas me battre, je n’avais pas d’arme – tout bien réfléchi, je savais pertinemment que je ne devais le fait d’être encore vivante qu’à la chance. J’enfouis mon visage dans mes mains, réfléchissant à toute allure. Je ne pouvais pas laisser passer pareille occasion ; elle ne se présenterait pas deux fois. M’approcher discrètement ? Trop risqué. D’autant plus que si je n’étais pas armée, il était plus que probable que la jeune fille, elle, le soit. Le bluff. Je n’avais plus que ça en stock. Les mains tremblantes, je tentais le coup, priant pour que les choses ne se compliquent pas. Sans quitter l’ombre, je pris la parole, la voix forte et faussement assurée.

- Ok, cocotte. Tu vas poser tout ça par terre et tu vas t’en aller gentiment.

Je pris une brève inspiration, terrifiée. Je ne pouvais plus m’interrompre désormais.

- Et ce n’est pas une proposition. J’ai un flingue. Tu fais mine de te tirer, je te bute. Et ne compte pas trop sur ma bonté d’âme, je n’hésiterais pas à appuyer sur la gâchette.

J’espérais que les échos de ma voix suffiraient à cacher ma position. J’espérais que l’inconnue ne fasse pas trop de zèle et qu’elle s’en aille, simplement, sans rechigner. Je l’espérais de toutes mes forces, terrifiée. En cas de problème, je pouvais toujours fuir ; seulement je savais pertinemment que je n’étais pas non plus une flèche et doutais considérablement de ma rapidité. Mes mains étaient moites, ma respiration saccadée. J’avais peur.

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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Lun 17 Déc - 20:04

Cocotte? Qu'on essaye de me faire les poches a tendance à m'exaspérer, mais qu'on se pique en plus de me parler sur ce ton m'horripile un max. Cocotte? Machinalement je cherche des yeux la greluche qui vient de perdre dix ans de vie et quelques dents, histoire d'ajuster les comptes. Personne ne me menace sans en subir les conséquences. Et personne ne m'appelle COCOTTE sans que je lui arrache les yeux ensuite! La sucette croque sous ma dent, produisant un bruit sonore prometteur qui me rappellerai presque le bruit d'un os brisé. La poisse, cette garce s'est planquée dans l'ombre, ombres que je foudroie du regard comme si cela allait les faire reculer, la bonne blague. Sous moi, je sens mes jambes encore faiblardes se mettre à trembler. Merde, c'est pas le moment! Comment avoir l'air crédible quand on vous surprends tremblotante, une sucette dans la bouche. Ça m'éneeeeeeerve!!! Je vais faire un massacre! Cette dinde là, je vais la farcir moi même à grand coup de rangers dans les gencives. Je crache au loin le bâton de la sucette d'un air de défi désinvolte avant de glisser les mains dans les poches de ma veste, le sac à l'épaule. Puis d'un coup le mot qui tue.

Flingue.

Mon regard s'assombrit d'un coup. Soit elle bluff et je la fracasse, soit elle a réellement un flingue et c'est moi qui y passe. Putain de journée de merde! J'ai même plus mon cran d'arrêt. D'un seul coup j'ai bien envie de remettre la main dessus pour le planter une deuxième fois dans le keeper qui me l'a, pour ainsi dire, confisqué. Merde, je suis pas Wolverine moi! Une balle dans le buffet à cette distance et on me retrouvera vite fait à flotter dans la baie. Pour le coup, je ne suis plus très chaude à l'idée de me frotter à cette dinde. Une idée brillante, vite! Doucement, je sors les mains de mes poches en les écartant, bien en vue, j'ai pas envie de me ramasser une balle à cause d'une conne un peu trop nerveuse.

- Ça va, ça va. Pas la peine de s'exciter comme ça. T'as gagnée. Ouais, c'est ça... Je vais poser mon sac et reculer doucement, tire pas, OK?

Des yeux je cherche où la fille se planque, il me semble que... l'ombre la bas semble avoir plus de consistance. Ce doit être elle. Lentement, je fais glisser le sac de mon dos, toujours retenu à mon bras par la courroie. Un a-coup brusque. La courroie s'immobilise au creux de mon coude. Je le rattrape par la poignée, lentement, précautionneusement, avant de fléchir les genoux pour le poser au sol délicatement. Du coin de l’œil, je crois percevoir un mouvement furtif. Et d'un seul coup je plonge au sol en lançant le sac dans cette direction.

- Attrape ça grognasse!
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Mer 9 Jan - 19:24

Oh mon Dieu.
Oh mon Dieu.
Oh mon Dieu.


Je ne cessais de répéter ces trois simples mots à ma propre adresse, paniquée. Dans quoi m’étais-je encore fourrée ? Je fermai les yeux le temps d’une seconde, pesant le pour et le contre. Je risquais actuellement ma vie dans le but d’obtenir quelques médicaments, et ainsi de pouvoir la sauver plus tard. Seulement tout bien songé, quelques flacons ne me seraient d’aucune utilité une fois morte. Ouvrant les yeux, ma respiration devenant de plus en plus saccadée, je ne pus m’empêcher de regretter mes derniers faits et gestes. Mordillant ma lèvre inférieure, j’attendis avec angoisse la réaction de l’inconnue.

La jeune fille croqua rageusement dans sa sucette, et le son qui parvint à mes oreilles me fit frissonner. Sentant mes mains prises d’un léger tremblement, je tentai vainement de me reprendre et levai à nouveau les yeux vers l’inconnue ; je ne pus retenir un soupir de soulagement lorsque celle-ci fit le choix de se rendre sans plus de résistance. Retirant lentement les mains de ses poches, elle les écarta, les mettant bien en vue.

- Ça va, ça va. Pas la peine de s'exciter comme ça. T'as gagnée. Je vais poser mon sac et reculer doucement, tire pas, OK?

Je hochai la tête à ma propre adresse. Malgré mon angoisse, tout semblait se dérouler à merveille. Le coup de bluff était risqué, mais semblait valoir la peine. Tandis que la jeune fille posait lentement le sac à terre, la pression qui s’exerçait sur mes épaules sembla s’atténuer, me permettant à nouveau de respirer correctement. Distraite, je fis un pas de côté, soupirant discrètement.

- Attrape ça, grognasse !

La remarque me pris au dépourvu, et j’eus tout juste le temps de rattraper le sac avant qu’il ne tombe à terre, évitant ainsi de briser les précieux flacons qu’il contenait. Je restais figée un instant, remerciant mes quelques réflexes, prenant quelques secondes afin de réaliser ce qu’il venait de se passer. La jeune fille avait plongé à terre, s’attendant plus que probablement à un coup de feu. Qui, bien évidemment, ne vint pas.

- Fuck, laissais-je échapper.

Je n’eus pas le temps de m’indigner de ma propre vulgarité et prit le parti de courir. Les flacons étaient dans le sac, le sac sur mon dos, et cette simple certitude me réconfortait. Néanmoins la propriétaire du dit sac semblait bien plus taillée pour la rue que je ne l’étais, et courrait probablement bien plus vite que moi, avec ma robe et mes pieds nus. Espérant que la peur aide, je continuai néanmoins. Sac ou pas sac, nul doute que l’inconnue me ferait la peau – je l’avais tout de même provoquée et menacée. Je savais n’avoir que peu d’espoir mais refusais d'en prendre pleinement conscience, espérant simplement que la jeune fille saurait se montre indulgente.
Ce dont je doutais fortement.
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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Ven 11 Jan - 22:08

Aïe, bordel! Le choc est rude alors que je me réceptionne lourdement au milieu des débris qui jonchent le sol. Au moins je me suis rien cassée, s'qui n'est déjà pas mal et surtout je ne suis plus exposée. Ouais c'est ça. Je commence à peine à me réjouir que j'entends l'autre fille jurer en attrapant le sac au vol. Et rien ne se passe, pas de coup de feu qui claque, pas même un caillou jeté dans ma direction, juste le bruit de pieds qui martèlent le sol en s'éloignant. Du bluff. Je me suis faite rouler. MOI!

Putain, je vais me la faire!!! Je roule rapidement sur le ventre avant de prendre appui sur les mains et de me propulser en l'air sous l'effet de l'adrénaline, un peu à la manière d'un diablotin qui jaillirait de sa boite. Un diablotin au visage crispé par la rage et au regard assassin en l'occurrence. Cette garce à intérêt à courir vite, parce que si je la chope, il ne va pas en rester grand chose. Dire que je suis furieuse est en-dessous de la vérité. Je suis au delà de la fureur, je suis folle de rage! M'être fait avoir comme la première pintade venue me fout hors de moi. Je me sens pousser des ailes, portée par cette colère noire. Pour le coup je zappe tout le reste autour de moi, il n'y a que cette envie folle qui m'obsède et me fait courir à la suite de cette fille, comme une dératée. Quelque part au fond de moi j'entends bien une petite voix qui me hurle de prendre garde, d'être plus méfiante. Peine perdue, je la tacle d'un coup de pied et l'envoie bouler au plus profond de mon subconscient. Je la vois qui disparait au coin de la rue derrière un immeuble abandonné. Un sourire sinistre apparait sur mon visage, il n'y a qu'une seule direction possible par là, je vais l'avoir. Et je vais faire un massacre. Je suis prête à parier qu'elle court à l'aveugle, sans savoir où elle se dirige. En fait, c'est même très exactement ce que je fais en continuant tout droit. Un peu plus loin je prends un passage étroit, à moitié obstrué par des déchets et quand je dis déchets je ne parle pas seulement des ordures ménagères... Je déteste cette odeur douceâtre de chair en décomposition, c'est à vomir mais je n'ai pas le temps pour ça. Je déboule dans une petite cour où je tends l'oreille pour me rassurer. Quelqu'un court dans ma direction. Je prends appui sur les poubelles et me hisse en haut du mur qui me bloque le passage. Elle se rapproche de plus en plus. Je me laisse tomber devant elle. Surprise ma grande! Son pied dérape comme si elle voulait s'arrêter, je me jette sur elle, boum!

C'est la deuxième fois en vingt minutes que je me retrouve à terre, mais ce coup-ci je jubilerai presque. Une bagarre éclate rapidement. En fait de bagarre, je me retrouve à saigner du nez suite à un coup de coude avant de lui balancer mon genou dans le ventre. Ça la calme net, j'en profite pour la choper par la tignasse et la force à lever les yeux vers moi, non sans lui avoir remis un coup de pied pour la forme. Je ramène le poing en arrière, prête à lui refaire le portrait quand je tic d'un seul coup. C'est quoi ce délire? Quoi c'est CA qui vient de me dépouiller? Où est la caméra? Attendez cette timbrée portait une foutue robe! Quelle blague! Mon poing se resserre d'un seul coup en me remémorant que c'est cette greluche qui m'as fait plonger au sol et courir. J'éclate.

- Putain mais d'où tu sors toi? J'devrais t'casser la tête à coup d'brique jusqu'à c'qu'il y ait la trace de tes dents sur l'trottoir, pétasse!

Et franchement c'est bien ce que je suis à deux doigts de faire. Puis je la repousse rudement contre le mur avec un regard mauvais et dégouté. Mes yeux tombent en arrêt sur le sac à dos, resté à terre, je la défie du regard de bouger ne serait-ce qu'un orteil avant de me baisser et de tendre la main vers lui. Un frisson me courre le long du dos. Je me fige subitement, en alerte, la main toujours tendue. Je jette un coup d’œil vers ma voleuse. Un piège? Nan.
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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Dim 13 Jan - 13:04

[Je m'incruste sur la suggestion de June, donc >< !]

Les histoires qui se répètent sont terriblement ennuyeuses, et Aria commençait à s’ennuyer ferme depuis qu’on lui avait collé Greg dans les pattes… Son bougre d'âne de partenaire avait encore disparu alors qu’elle coursait un mutant. Sans réelle conviction, d'ailleurs. Sa nouvelle affaire concernait un môme de quinze ans qui possédait un pouvoir si dangereux que, pour sûr, être à Alcatraz l’empêcherait de nuire : il rêvait. Il rêvait toutes les nuits sa journée du lendemain. C’était déjà suffisamment affreux comme pouvoir, pourquoi fallait-il absolument que ce pauvre gosse finisse en taule ?
Aria soupira : elle n’avait pas à se poser ces questions. Elle était Peacekeeper et avait fait un choix : aider du mieux qu’elle pouvait pour redresser la situation, et si cela impliquait de pourchasser des ados pour les parquer sur une île et bien… tant pis. De toute façon, elle ne l’avait pas attrapé. La traqueuse tenta de se persuader que c’est parce qu’il courrait vite, mais sans y croire : elle l’avait laissé filer. Elle reporta son attention sur une église, à sa gauche, désireuse d’accrocher son regard sur un truc qui l’empêcherait de méditer sur son attitude… Même la maison de Dieu était en ruine…

Nouveau soupir. Bon alors, comment on sortait d’ici ? La jeune Blake essaya de repérer un bâtiment pour se situer dans ce quartier délabré, marchant à l’aveuglette et esquissa un sourire ironique : oui, elle avait un fort sentiment de déjà vu… Egarée dans la Seamy Area après avoir perdu sa proie et son coéquipier… Allait-elle rencontrer un nouveau membre de sa famille ou recroiser Eryn… ? Elle n’avait pas encore eu de nouvelle de sa sœur, mais la tablette de chocolat qu’elle avait planqué à son intention dans sa boîte aux lettres avait disparue, la veille, et la rassurait quant au sort de son ainée.
Elle plongeait petit à petit dans ses pensées, tout de même sur ses gardes, revolver au poing, allant droit sur un haut immeuble noir qui lui semblait familier quand des bruits de bagarre la ramenèrent brusquement à la réalité.

Oh… non… Aria lança un regard las dans la ruelle qui conduisait manifestement au front, vérifia machinalement le chargeur de son arme et partit au pas de course cueillir ces voyous qui osaient lui faire faire des heures sup’.
Elle se plaqua contre le mur qui faisait le coin avec la rue où se déroulait la scène et lança un œil : ce serait dommage de débouler comme dans un jeu de quille et de se retrouver au milieu de deux gangs, tout de même… Mais non. A première vue, c’était une agression : une jeune femme débraillée d’à peu près son âge volait une demoiselle bien habillée.
Conclusion rapide. A première vue. Parce que le sac que ramassait l’hypothétique agresseur n’était pas très assorti à la tenue de la supposée victime qui n’avait à vrai dire rien à faire dans ce district. Et... Est-ce qu'elle était vraiment pieds-nus... ?

Aria prit une fraction de seconde pour se poser ce qui aurait dû être une sage question : devait-elle appeler Greg en renfort ? Haha. Il ne la retrouverait jamais, au mieux il se ferait tuer par un drogué, au pire elle devrait aller le chercher. Mieux valait qu’il reste où il s’était perdu. Bon. En selle.

- Bonjour, mesdemoiselles ! fit-elle d’un ton grinçant en sortant souplement de sa ruelle, revolver tendu, Peacekeeeper.

Deux têtes se tournèrent vers elle et, retirant la sécurité de son arme :

- Je veux voir vos mains. Et pas de zèle. Une bavure est aussi vite arrivée que facile à planquer, dans notre charmant contexte.

Elle avait appris que jouer le keeper-connard était bien plus arrangeant que de rester le keeper-honnête. Elle n’avait pas l’intention de les descendre au premier geste, bien entendu, mais le faire croire lui donnait toujours une attention plus appuyée de la part de ses proies, étrangement. Elle affichait donc un air assuré, ses yeux allant tranquillement de l’une à l’autre des ses vis-à-vis, l’attitude calme d’une jeune femme qui ne doute pas d’elle.
En réalité, elle espérait de toute ses forces que ni l’une, ni l’autre ne jouerait les héros et réfléchissait à toute vitesse : ces visages lui étaient familiers. La présumée voleuse, surtout, qu’elle n’avait pu que croiser sur la base de donnée des peacekeeper. La seconde en revanche, elle pouvait tout à fait l’avoir un jour vu dans la Bright… Mais sa présence dans ce coin de la ville la rendait indéniablement louche. Et son absence de chaussures. Quoi que, si elle avait dû fuir, des talons ne devaient pas être très efficaces pour allonger l'allure... Aria essaya de ne pas s'imaginer quelle ravissante paire d'escarpins pourrait bien aller avec la robe de l'inconnue et se concentra sur son job :

- Je ne suis pas très patiente, ronronna-t-elle dans son rôle de sale flic.

[Désolée c'est pas très beau, j'ai pas rp depuis un bon moment ^^"]


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Sweety Addicted Wild Cat

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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Dim 20 Jan - 14:41

[Je réponds de suite pour faire avancer un peu le schmiblik. ^^]

Eh merde, pas un piège, une putain de catastrophe ouais! Machinalement je cherche des yeux les autres keeper qui doivent se planquer dans un coin avant de vite reporter mon attention sur la nouvelle venue. Un déclic sonore, bon celle-ci ne bluffait pas... ma chance aurait-elle fini par tourner? Pour ce que j'en sais cette nana serait bien foutue de nous flinguer toutes les deux juste pour le fun... Putain de keepers! Putain de ruelle! Je n'aime vraiment pas la façon dont cette fille me regarde, elle me met mal à l'aise et j'ai horreur de ça. Je me relève doucement en m'éloignant du sac à contre-coeur, les mains loin du corps. Et c'est qu'elle me menace en plus! Je tic nerveusement en grinçant des dents.

- Y s'passe quoi ce soir? C'est la réunion des midinettes du quartier ou bien? On peut plus rentrer chez soi sans qu'on se faire sauter dessus et braquer maintenant?

Je me mords la lèvre inférieure. Moi et ma foutue grande gueule... Pourquoi je pouvais pas glisser sur la provocation, hein? J'en suis juste incapable, j'aime pas qu'on me prenne de haut, ça me met hors de moi... sauf que là. Provoquer une nana hargneuse et armée n'était peut être pas la meilleure chose à faire. Quoique? Je lance un regard en direction de ma voleuse, c'est peut être ma meilleure chance mais est-ce que je peux lui faire confiance? Je n'aime pas ça, trop d'inconnues, trop de suppositions, trop de choses qui pourraient foirer, mais est ce qu'on a franchement le choix? Je reporte mon attention sur la flicette avant de jeter les dés. Je joue la carte de la provoque.

- Hé poupée, c'est pas en pointant une arme sur moi que tu me mettra dans ton pieu ce soir. On faisait rien de mal, on faisait que discuter toutes les deux. Pas la peine de t'exciter comme ça, tu va te casser un ongle... ajoutai-je avec un demi-sourire moqueur.
Je me tourne à moitié avant de tendre ma main à l'autre fille pour l'aider à se relever, impassible, sans rien manifester d'autre qu'un léger tressaillement. Ou bien était-ce un clin d’œil discret?
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Dim 20 Jan - 20:16

[Pas de soucis, et désolée d'avoir mis autant de temps >.<"]

♣ Les bruits de pas qui me coursaient se faisaient de plus en plus forts. A chaque instant, chaque fraction de seconde qui s’écoulait, je sentais une main attraper mon épaule, étouffais un glapissement ; et pourtant, ne cessais de courir. A ma grande surprise, le bruit des pas, celui du souffle de ma poursuivante s’interrompirent. J’en avais presque les larmes aux yeux : ma gorge me brulait, mes pieds nus étaient douloureux, mais peut-être avais-je une chance. Peut-être avait-elle abandonné. Par précaution, je continuais à m’éloigner, sans bien savoir dans quelle direction je me dirigeais. Une seule idée persistait : fuir.

Une silhouette. Je l’aperçus au dernier moment et tentais vainement de l’éviter, entraînée par mes deux sacs. L’inconnue profita de ma confusion et se jeta sur moi, nous faisant du même coup tomber à terre ; mon genou heurta violemment le sol, et je ne pus retenir un glapissement. Je n’eus néanmoins ni le temps de me préoccuper de la douleur ni des déchets nauséabonds dans lesquels nous nous roulions, les premiers coups commençant à pleuvoir. La panique me saisit. Jamais encore je ne m’étais retrouvée dans ce genre de cette situation et la perspective d’être blessée, peut-être même de me faire tuer, réveilla en moi une certaine dose d’adrénaline. Je m’arque-boutais, roulais sur moi-même sans réussir à prendre l’avantage, parvenant néanmoins à asséner un coup de coude aveugle à mon adversaire. Je n’eus néanmoins pas le temps de savourer cette brève victoire, un violent coup de genou dans l’estomac me paralysant. Recroquevillée sur moi-même, je retins un sanglot sans parvenir à retrouver mon souffle. Je priais pour que tout cela ne soit qu’un cauchemar, que la douleur qui me vrillait les côtes et le genou n’étaient qu’une illusion. Le nouveau coup de pied que je réceptionnais dans le ventre me prouva le contraire.

Je sentis que la jeune fille agrippait mes cheveux, et me laissais faire. Je n’avais plus grand-chose à faire de ce sac, pourvu qu’elle arrête, qu’elle s’en aille, qu’elle me laisse ici le temps de récupérer. Je n’en pouvais plus. Je m’abstins néanmoins de fermer les yeux et soutins son regard d’un air implorant, oubliant un instant ma fierté. La jeune fille sembla enfin noter ma tenue, qui n’était pas des plus adaptée à ce genre de situation, et la confusion la saisit un instant ; je ne pus m’empêcher de bénir cette foutue robe.

- Putain mais d’où tu sors toi ? J’devrais t’casser la tête à coup d’briques jusqu’à c’qu’il il y ait la trace de tes dents sur l’trottoir, pétasse !

Je ne réagis pas à l’insulte, me contentant de garder le silence, craignant que l’inconnue ne décide finalement d’abattre son poing sur mon visage. En dehors de ma crainte de la douleur, je craignais que les traces des coups ne soient visibles – mon aspect aguicheur restait mon seul atout, ma façon de manipuler les vendeurs, d’être à la fois immanquable et invisible, me fondant dans la masse tout en m’en distinguant par un sourire ou une robe particulièrement ajustée. Des traces de coup ne manqueraient pas d’attirer l’attention, me condamnant plus que probablement au jeun jusqu’à ce qu’à nouvel ordre.

Heureusement pour moi, la jeune fille se reprit et me poussa simplement contre le mur, me jetant un regard qui me sembla méprisant ; ce que je pouvais comprendre. Depuis toute petite, j’aimais les robes, les chaussures, les bébés, ce qui brillait et ce qui, plus tard, aurait du faire de moi la parfaite femme au foyer coquète. Je ne pouvais m’empêcher pourtant d’admirer ces « filles de la rue », dont l’action coulait dans les veines, dont le fort caractère m’impressionnait.

L’inconnue tendit la main vers le sac, puis se figea. Un mauvais pressentiment me saisit.

- Bonjour, mesdemoiselles ! Peacekeeper.

La voix claire et froide de la jeune femme résonna dans la petite ruelle. Je me figeais, n’osant respirer. Depuis des mois, j’avais réussi à me tenir à l’écart des Peacekeepers, et c’est ce qui m’avait permis de subsister. Je pouvais m’aventurer partout où je le souhaitais, me tenant à l’écart dans les ruines, me fondant dans la masse dans la Bright. Où que j’aille, j’étais parvenue à rester anonyme, à ne rester que « la belle inconnue », « la voleuse aux beaux yeux ». Et tous mes efforts, en un instant, risquaient d’être ruinés.

Un bruit sec et métallique résonna. La sécurité d’un flingue venait d’être retirée.
Je laissais échapper un soupir désespéré, au bord des larmes.

- Je veux voir vos mains. Et pas de zèle. Une bavure est aussi vite arrivée que facile à planquer, dans notre charmant contexte.

Je frémis. La peacekeeper qui en avait après nous ne semblait pas fine, et nous étions loin d’avoir l’avantage. L’image de mon propre cadavre me frappa un instant l’esprit et je me repris tant bien que mal. Il me fallait réagir. Me sortir de là. Je notais un instant l’absence de mes chaussures, l’ignorais, tentant simplement de concevoir à quelle point cette scène pouvait paraître étrange à la jeune femme.

- Je ne suis pas très patiente.

Sa voix me rappela à l’ordre. La jeune fille à la sucette était déjà debout, les mains bien en vue. Je tentais vainement de faire de même, mon genou endolori me rappelant immédiatement à l’ordre. Je réprimais un gémissement, faisant le choix de ne pas montrer que j’étais blessée. Je jetais un coup d’œil à l’inconnue qui m’accompagnait ; hormis un certain agacement, son visage ne trahissait aucune émotion. Et surtout pas la panique.

- Y s’passe quoi ce soir ? C’est la réunion des midinettes du quartier ou bien … ? On peut plus rentrer chez soit sans se faire sauter dessus et braquer maintenant ?

Je retins un soupir désespéré. Que lui passait-il par la tête ? Qu’elle garde son sang-froid, je voulais bien. Je l’admirais même pour cela. Mais jouer sur la provocation dans une situation comme la notre était loin d’être une bonne idée. Pour une telle remarque, nous risquions toutes deux de nous faire flinguer, et ce n’était pas dans mon programme de la soirée ; non contente de cela, la jeune fille reprit la parole.

- Hé poupée, c’est pas en pointant une arme sur moi que tu me mettras dans ton pieu ce soir. On faisait rien de mal, on faisait que discuter toutes les deux. Pas la peine de t’exciter comme ça, tu vas te casser un ongle…

L’inconnue me tendit la main, m’aida à me relever. Je lui fis un clin d’œil discret. Quelle soit la haine que nous puissions nourrir l’une envers l’autre, notre seule chance de s’en sortir était de se serrer les coudes. Et c’était à moi de jouer, ne comptant plus sur mon adversaire pour nous tirer de là. Il allait falloir jouer avec les mots, et quelque soit le courage de la jeune fille, la provocation dont elle usait ne pouvait que nous mener droit dans la gueule du loup. J’ignorais la douleur et fis un pas en avant, posant la main sur son épaule. Il ne me restait qu’à effectuer ce que je savais faire le mieux : mentir.

- Excusez l’impertinence de ma sœur, madame. Elle a toujours été, comment vous dire… La rebelle de la famille.

Je m’interrompis, réfléchissant à un moyen de calmer le jeu tout un sortant un mensonge crédible. Je n’avais néanmoins pas le temps de réfléchir à une histoire élaborée, laissant naturellement les mots couler, retrouvant avec satisfaction le langage maniéré que j’avais toujours employé à la maison.

- Sans volonté de vous offenser aucune, il semblerait qu’il s’agisse d’un malentendu. Zoé a l’habitude de s’aventurer dans ce quartier de temps à autres, malgré l’interdiction de père et mère ; j’étais venue pour la ramener à notre demeure, mais comme vous pouvez le constater, notre discussion à pris un mauvais tournant. Pardonnez ses mauvaises habitudes, cela ne se réitèrera plus.

J’espérais très honnêtement que toute cette histoire allait passer, et que le langage élaboré que j’avais pris le choix d’employer allait jouer en notre faveur. Ayant toute mon enfance fréquenté les plus hauts cercles de la Bright aux côtés de ma mère, j’étais plus qu’habituée à ce genre de manières. Levant mes mains un instant afin de les mettre bien en vue, je les dirigeais lentement vers mon sac et en sortais précautionneusement mes escarpins, les enfilant tout en soutenant le regard de la peackeeper.

- J’avais pris l’initiative de les retirer, au cas où il me faille fuir. J’ai beau être une fille de bonne famille, je sais quel danger j’encours en m’aventurant dans de tels quartiers. Mais comme vous pouvez désormais le constater, votre intervention n’a nul lieu d’être dans cette situation. Zoé et moi allons simplement rentrer chez nous.

Je jetais un regard à la jeune fille, attendant avec angoisse sa réaction.

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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Mer 23 Jan - 15:03

Aria, sans relâcher sa vigilance, observa le manège de ces deux proies potentielles d’un œil froid et calculateur. Ce qui, en dépit de son talent pour le théâtre, n’était pas si évident que cela : elle avait plutôt envie de prendre une mine franchement dubitative, voir goguenarde.

La petite racaille l’énervait passablement, Aria avait horreur des gens incapable de se tenir et le vocabulaire pour le moins crachouilleux de la donzelle lui plaisait fort peu. De même que ses provocations, on ne peut plus déplacés dans sa situation.
- Qui voudrait mettre une crasseuse pareille dans son pieu… ? releva-t-elle, surtout pour elle, avec une moue dégoûtée en songeant à ses soyeux draps tout propres.
Elle manqua d’éclater de rire quand l’agaçant personnage voulu faire passer son passage à tabac pour une conversation naturelle : allons, allons… Elle était flic depuis peu mais tout de même, pas la peine de lui sortir l’excuse favorite de tous les malfrats. Excuse dont elle avait elle-même largement abusée dans sa petite vie dorée des jours heureux…

L’autre en revanche semblait un peu plus débrouillarde verbalement : elle n’essaya pas de nier les coups qu’elle avait de toute évidence pris, s’exprimait fort agréablement, et lui expliqua absolument tout… Un peu trop, d’ailleurs. Et puis, soyons sérieux : la dite Zoé ne faisait vraiment pas gentille fille cadette de bonne famille. Aria était elle-même une gentille fille cadette de bonne famille et refusait de se voir le moindre point commun avec cette machine à insulte.

De fait, elle avait comme l’impression qu’on la prenait pour une poire… Ce qui signifiait qu’à l’évidence, on avait quelque chose à lui cacher. L’une comme l’autre, voilà qu’Aria passait d’un suspect à deux, à moins que la brune ne réagisse à un genre de menace que lui aurait communiqué la boxeuse ? M’enfin après tout, une sœur ainée en robe de soirée qui cavale pieds-nus derrière sa frangine avide de sensation dans la Seamy et qui faute d’avoir trouvé un junkie à tabasser s’en prends à sa bienfaitrice… Eventuellement, éventuellement…

- Sœurs, hein ? grinça Aria avec un petit sourire en coin absolument horripilant, c’est très attendrissant, Zoé a beaucoup de chance d’avoir quelqu’un pour lui courir après sans chaussures en dépit de sa violence manifeste. Et de sa façon de parler tout à fait déplorable.

Aria les regarda l’une et l’autre à tour de rôle.

- Allez ma belle, fit-elle avec un signe de tête vers la demoiselle la mieux vêtue, ramasse-moi ces sacs, tu répèteras ton conte à la station police, procédure oblige. Si tout ça est vérifiable, on vous appellera même le taxi. En attendant si tu pouvais suggérer à ta douce et charmante frangine de la boucler, on pourrait éventuellement arriver là-bas toutes les trois. Entières.

Pas oublier de faire le connard.

C’était assez frustrant pour Aria de se retrouver toute seule face à deux suspects potentiels. S’il s’agissait de mutants aux pouvoirs offensifs, les gérer en dépit de ses fioles de NéoSerum pourrait s’avérer compliqué. Greg allait périr. Pour de bon.

- Et puis, je ne voudrais pas me casser un ongle… termina-t-elle avec un air ennuyé, en route !

Elle n’était pas tout à fait sûre de se faire obéir et se tenait prête à éviter tout ce qui viendrait. Ou à galoper derrière une proie. Si la traqueuse devait en choisir une à courser à un embranchement, son choix s’était dores et déjà porté sur celle qui semblait la plus louche et avait osé insulter sa noble majesté…


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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Lun 4 Fév - 22:16

Spoiler:
 

... J'hésite.

Baffer ma prétendue sœur pour ce mensonge bidon à rallonge que personne ne saurait gober ou coller mon poing dans la petite gueule d'ange de cette satanée keeper? J'hésite fortement. Ma... sœur... étant mon seul soutient possible je ferais mieux de résister à l'envie de l'étrangler sur le champ avant de lui donner des cours de mensonges en accéléré. Cette dinde écervelée n'est pas dans la rue depuis très longtemps, sans quoi elle flotterait déjà entre deux eaux dans la baie. Je tourne la tête vers la flicette avant de loucher sur son arme et de soupirer imperceptiblement. Avant de me tourner résignée et de coller une baffe retentissante à ma sœurette.
Le Zoé m'as tuée. ZOÉ? ARGH!!! Parmi tout les noms possibles et imaginables sur terre, pourquoi ce nom là entre tous??? Je prends un air dégoutée.

- Sérieusement on se demande bien pourquoi je taille la route loin de toi! Une pleurnicharde geignarde! Voilà ce que tu es! Froussarde! Poule mouillée! J'te jure que si les vieux l'apprennent tu va dérouiller!

Je fais mine de vouloir lui en mettre une autre avant de lui tourner le dos ostensiblement, mon plus bel air renfrogné sur le visage. Ça ne marchera pas. Ça ne peut PAS marcher. Aucune chance de tomber sur la conne de service mais autant brouiller un peu les cartes et laisser planer un doute... aussi mince soit-il. Et puis ça lui faisait du bien de gueuler un bon coup. Je jette un regard noir sur la keeper en maugréant à moitié juste assez fort pour être comprise.

- 'chier... Pas moyen d'être tranquille cinq minutes avec mon mec? Si même les poulets s'y mettent... rencart qui tombe à l'eau. Merde.

Je glisse les mains dans les poches pendant que ma voleuse attrape les sacs avant de passer devant la flic, l'air toujours aussi hargneuse en y ajoutant un soupçon de contrariété et d'inquiétude. Juste de quoi étayer mes propos. Je shoot dans une canette vide en passant l'air furieuse, mais docile. L'air seulement. Il me faut un plan pour me tirer de ce faux-pas. Hors de question que je pose ne serait-ce qu'un orteil dans un bâtiment blindé de peacekeeper. Surtout si ceux-ci ont encore accès aux archives de la police. Je profite d'être devant pour scruter la ruelle à la recherche d'une faille, une solution. Il faut que je supprime l'avantage du flingue avant de faire quoique ce soit. Courir sur un champs de tir... J'suis une gamine des rues et peut être bien une folle furieuse... mais je suis pas cinglée à ce point. Je soupire une nouvelle fois.

Allez tout droit en zonzon, ne passez pas par la case départ, ne raflez pas l'oseille. Sauf que cette putain de prison, c'est Alcatraz. Et à ce qui parait les conditions de vie là bas ne se sont pas franchement améliorées depuis que les portes ont rouvertes. Tout bien réfléchis je préfère encore me prendre une balle et crever dans le caniveau plutôt que d'être envoyée en enfer. Tout ce que j’espère c'est avoir une ouverture. Rien qu'une petite erreur d'inattention.
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Lun 4 Mar - 21:04

Spoiler:
 

Je réfléchissais à toute vitesse, cherchant désespérément un moyen de m’enfuir. Mon anonymat garantissait ma survie, et une simple arrestation pourrait me le coûter. Tandis que la Keeper reprenait la parole, un sourire en coin sur les lèvres, je jetais un coup d’œil circulaire à mon environnement. Le blabla avait l’intérêt de nous faire gagner du temps, pas celui de nous sauver la peau.

- Sœurs, hein ? C’est très attendrissant, Zoé a beaucoup de chance d’avoir quelqu’un pour lui courir après sans chaussures en dépit de sa violence manifeste. Et sa façon de parler déplorable.

Je laisse échapper un soupir imperceptible. La Keeper marquait un point ; et si cette fille avait été ma sœur, nul doute que je me serais tirée depuis longtemps. Il y avait des limites à ma générosité. Je décidai de ne pas relever, plutôt que de dire une bêtise, et bénis le Dieu qui avait enfin fait taire notre prétendue Zoé.

- Allez, ma belle, ramasse-moi ces sacs, tu répéteras ton conte à la station de police, procédure oblige. Si tout ça est vérifiable, on vous appellera même le taxi. En attendant si tu pouvais suggérer à ta douce et charmante frangine de la boucler, on pourrait éventuellement arriver là-bas toutes les trois. Entières.

Je détestais que l’on s’adresse à moi de cette façon, comme si je n’étais qu’une enfant qui avait fait une bêtise et qui n’osait pas l’avouer de peur de se faire punir – la métaphore pouvait se défendre et j’en avais conscience, mais par simple principe, la supériorité dont me semblait abuser la Keeper m’étais insupportable. Je tentais désespérément de faire le tri dans ma tête, et la tâche s’avérait ardue ; je devais à la fois faire tenir ce mensonge complètement improvisé, contenir ma prétendue sœur et songer à un plan acceptable. La seule chose qui me venait à l’esprit : courir. Aussi vite que je le pouvais, tant que la Keeper ne me tenait pas encore pour de vrai. Selon toute probabilité, c’est après mon acolyte qu’elle se jetterait, pas après moi ; tandis que la jeune fille se ferait arrêtée, je n’aurais plus qu’à me trouver un endroit plus sûr pour dormir. Problème : je venais de remettre mes talons. Deuxième plan ? Je pouvais encore balancer la vérité. Du moins la moitié – celle qui concernait « Zoé ». Je n’aurais qu’à dire que j’avais peur, que j’avais menti pour me protéger parce que je craignais que « Zoé » me le fasse payer, mais qu’elle n’était en fait pas ma sœur. Selon toute probabilité, j’étais encore désignée comme résidente en ville sur les papiers officiels, sous le nom de Willow. Seulement ma disparition avait plus que probablement été notée, et ma situation de fille de mutante me rendrait immanquablement suspecte. Risqué.
Et la Keeper avait un flingue.
Impossible.


- Et puis, je ne voudrais pas me casser un ongle… En route !

Je retins une mimique méprisante. De tous mes défauts, ma susceptibilité était l’un de ceux que je reconnaissais volontiers. Je pris néanmoins soin de la fermer et m’apprêtais à faire un pas en avant, toujours indécise, lorsque Zoé prit la parole.

- Sérieusement on se demande bien pourquoi je taille la route loin de toi ! Une pleurnicharde geignarde ! Voilà ce que tu es ! Froussarde ! Poule mouillée ! J’te jure que si les vieux l’apprennent, tu vas dérouiller !

Je fis un brusque mouvement en arrière lorsque Zoé fit mine de vouloir m’en coller une, puis restais figée une seconde. La jeune fille n’en avais pas conscience, mais ce portrait n’était, au fond, pas si loin de la réalité qui me collait aux pattes. Je geignais, pleurnichais, emberlificotais quelques imbéciles en faisant les yeux doux et me taillais dés que le danger commencer à montrer le bout de son nez. J’étais morte de peur – constamment. J’avais simplement pris l’habitude de jouer la comédie ; et pourtant, mon masque menaçait toujours de tomber.

- ‘chier… Pas moyen d’être tranquille cinq minutes avec mon mec ? Si même les poulets ‘y mettent… Rencart qui tombe à l’eau.

Je retins un soupir de soulagement lorsque la jeune fille fit mine d’obtempérer. Je saisis les sacs et avançais à sa suite, toujours dans mon rôle.

- Mais bien entendu. Mère s’étonne de ton comportement, mais si seulement elle savait quelles sont tes fréquentations… Et surveille ton langage. Je te croyais pourtant assez grande pour te gérer toute seule.

Je m’approche de la Keeper, prudemment.

- Ecoutez, ce n’est qu’un malentendu. Zoé et moi avons un bal ce soir, mère ne nous pardonnerais pas d’être en retard – et ma jeune sœur à besoin d’une toilette, comme vous pouvez le constater.

Je continue. Un pas en avant. Un second.
Actuellement, le seul plan qui me venait à l’esprit était m’approcher suffisamment de la Keeper, lui sauter dessus, et compter sur l’aide de Zoé pour la mettre K.O.
En supposant que la Zoé en question ne décide pas tout simplement de m’abandonner et d’en profiter pour s’enfuir.
En supposant que la Keeper me laisse m’approcher d’elle.
« Zoé, si tu as l'attention de réagir, maintenant serait le bon moment », pensais-je désespérée.



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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Jeu 7 Mar - 23:59

Spoiler:
 

Voilà, ça se mettait enfin en marche… La petite femme de la haute loupée passa devant elle après avoir engueulé sa frangine définitivement trop généreuse, et marmonna une histoire de mec qui piqua la curiosité d’Aria… Quel genre de type pouvait former un beau couple avec quelqu’un de si… si… voyons… si… brut ? En tant qu’ex spécialiste des potins, Aria aurait voulu échafauder plusieurs théories farfelues mais la morne réalité écrasa bien vite toute la créativité de sa cervelle fertile : une racaille, venue pour un rencart, dans le deserted district ? Un fake. Ou un junkie. Ou un dealer. Surtout un fake.

Alors qu’Aria délirait dans un partie infime de son crâne, gardant le reste concentré sur ses proies, l’ainée des prétendues sœurs ramassa les sacs et se mit à sermonner sa « cadette »… Et si Aria restait fort dubitative quant à la véracité de toutes les précédentes tirades des deux larronnes, elle dû bien admettre que celle-ci semblait nettement plus crédible et sincère… Elle ne croyait pas un seul instant à cette histoire d’ainée qui court pieds-nus derrière sa petite sœur partie bécoter un mec louche, plutôt que de coller un minimum à l’éducation qu’elle aurait dû recevoir, mais elle voulait bien à présent envisager les deux donzelles comme de mutuelles connaissances… Etres sœurs et se ressembler si peu, tant physiquement que culturellement, ça lui paraissait un peu énorme, mais la violente altercation qu’elle avait interrompu plus tôt n’était peut-être qu’une… une dispute habituelle entre… entre quoi d’ailleurs ? Qu’est-ce que deux êtres aussi diamétralement opposés pouvaient-ils bien avoir en commun ? Non décidemment, même en faisant des efforts, la Peacekeeper avait du mal à se prêter au mensonge.

M’enfin qu’importe, c’était assez rare d’avoir deux oiseaux aussi divertissants au bout du flingue, en général elle se retrouvait plutôt avilie d’insultes bien crades ou de supplications gênantes. Ou de parlementassions interminables. Ou d’un silence lourd… Cette paire là lui offrait un spectacle, elle n’allait pas s’en plaindre ! Elle était même prête à les laisser se cracher dessus, miséricordieusement, tout en les emmenant au poste mais la jolie barbie brune dégrada le tableau. En blablatant, elle fit un pas. Puis un autre.

- Ose encore t’approcher et je te colle une balle entre les yeux, asséna froidement Aria.

La Peacekeeper ne blaguait plus : c’était là l’une des bases de ce qu’on lui avait enseigné ces derniers mois, et si Aria ne craignait pas particulièrement le corps à corps, petit talent des arts martiaux qu’elle était, elle préférait ne pas prendre le risque de voir cette situation déjà difficilement maitrisée se renverser.

C’est pourquoi pas de fioritures cette fois, pas de tête de keeper-connard, pas de rictus énervant. Rien qu’une mine froide, attentive et calculatrice prête à réagir au moindre faux-pas. Aria, en dépit de tous ses côtés capricieux, était profondément philanthrope. Mais dans le contexte actuel de San Francisco, elle n’hésiterait pas à se débarrasser de quiconque menacerait sa vie. Elle venait tout juste de s’en rendre compte.

Une étrange tension s’installa alors, comme si un triangle électrique crépitait furieusement entre elles trois, paré à foudroyer la première qui bougerait ne serait-ce d’un pouce infime.

Ce fut Aria.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAH ! AU SECOURS !

Greg.
Ce crétin était finalement entré dans le district ! La Peacekeeper tourna instinctivement la tête vers la source de l’appel, à l’opposé de ses proies, terriblement inquiète pour son idiot de partenaire.
Avant de réaliser son erreur…


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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Ven 8 Mar - 23:28

J'avais envie d'étrangler cette pauvre cruche. Comment être crédible en étant si opposées? Comment surtout rectifier ce putain de décalage incohérent? La flic n'était pas dupe, c'était évident, pourquoi en rajouter une couche en changeant soudainement de discours? J'étais même prête à fermer ma gueule et à baisser les bras, ce qui ne me ressemblait pas vraiment. J'allais commencer à courir pour voir. Ahah, on allait voir si Dieu ou la chance serait avec moi et surtout combien de mètres j'allais encore vivre. Je fais un pas en avant, prête à bondir, quand une réplique me cloue sur place la bouche ouverte sur un -Oh- de surprise colérique. Je me retiens de justesse de lui faire rentrer dans le crâne à coup de pavé que je me gère toute seule depuis bien plus longtemps que sa mère ne l'a giclée de ses jupes. J'y gagnais surtout une belle crampe à la mâchoire mais j'étais plutôt fière d'avoir réussie à dominer mon envie de lui faire avaler ses dents. Mon cœur se mit à accélérer brusquement en voyant ma voleuse s'avancer vers la flic, un pas après l'autre, doucement. Vas-y! Ouais vas-y encore un peu plus près! Je ne pris conscience d'avoir retenue mon souffle qu'au moment où la flicette ne la menaça de son arme en lui promettant une balle dans les mirettes. Noooooon!!! J'avais presque eue une ouverture!!! J'en aurai hurlée de frustration si au même moment quelqu'un d'autre se mit à hurler à ma place quelque part au loin. La flic tourna la tête. Avant de prendre conscience d'une chose. Mon poing heurta sa mâchoire en même temps qu'elle pivotait dans notre direction. J'y mis toute ma hargne, toute ma force pour l'envoyer au tapis. Je ne pris que le temps de shooter dans son flingue pour lui faire perdre du temps avant d'attraper ma voleuse par la manche et de l'entrainer à ma suite.

- Couuurs!!!

Je la trainais derrière moi plutôt qu'autre chose, avant même d'en prendre conscience. Qu'est ce que j'étais en train de foutre? Cette fille, j'lui devais rien non? Le sac. Oui c'était mes affaires qui me motivait, mes affaires et rien d'autre. La fille je l'avais embarquée à ma suite uniquement parce qu'elle portait MON sac sur son épaule! MON SAC! LE MIEN A MOI! Nous débouchâmes subitement hors de la ruelle, je la poussais lourdement à travers la porte d'un bâtiment délabré et abandonné avant de lui arracher mon sac. Je devrais me tirer maintenant, la laisser sur place... Entre les mains de la flicette. Ouais c'était une bonne diversion, je la gardai à la remorque pour mieux la lui larguer dans les pattes... C'était le mieux à faire. Le plus simple et le plus facile pour m'en sortir. Je lui lançais un coup d’œil avant de râler et de me mettre à crier un "Putain!" tonitruant avant de la remettre sur ses pieds.

- Occupe-la un moment!!

Avant de me laisser tomber à genoux pour fouiller dans mon sac.
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Ven 22 Mar - 15:38

Encore un pas. Un tout petit.
J’y étais presque.

- Ose encore t’approcher et je te colle une balle entre les deux yeux.

Fuck.
Je fis précipitamment un pas en arrière, levai les mains en signe d’innocence. Je retins un moment ma respiration, cachant tant bien que mal la frayeur qu’elle venait de me faire. Fuck, fuck, fuck. La Keeper me fixait de son regard froid et impassible, visiblement prête à abattre la première de Zoé et moi qui ferait mine d’esquisser un geste. La tension était montée d’un cran.

Il fallait qu’il se passe quelque chose. Je n’en étais même plus à espérer : je savais que quelque chose allait se passer. Cela ne pouvait se passer autrement. Je tenais à la vie, malgré ce mode de vie auquel je m’étais d’une certaine façon auto-condamnée et que je haïssais pourtant. Je jetais un regard en coin affolée à Zoé ; il fallait qu’elle ait une idée. J’étais sur le point de fondre en larmes.

Un cri. Un appel au secours.
Je sursaute. Quelqu’un avait hurlé ; la Keeper tourna la tête.
En une fraction de seconde, Zoé était sur elle, lui envoyant son poing dans la figure. Je restais figée, pétrifiée ; après avoir éloigné d’un coup de pied le flingue de la Keeper, la jeune fille me saisis par la manche et me tira à sa suite. Tout me paraissait à la fois extrêmement lent et extrêmement rapide ; j’étais confuse, et les bruits extérieurs me paraissaient étouffés. Sans réfléchir, je tentai de suivre Zoé, l’instinct de survie me poussant à courir malgré les talons qui me faisaient souffrir le martyre, malgré mes genoux tremblants. Lorsque la jeune fille me poussa à travers la porte d’un vieil immeuble, je ne résistai pas une seule seconde et tombai à genoux, tandis qu’elle m’arrachait le sac des épaules. Le choc me fit soudainement revenir à moi ; la jeune fille allait m’abandonner là, allait faire de moi une diversion. Et sans elle, bien que cela me fasse de la peine de l’avouer, je n’avais aucune chance de m’en sortir.

Mais elle me remit sur pieds. Je lui lançai un regard surpris, indécise. Sans même me jeter un regard, elle tomba à genoux et se mit à fouiller dans son sac.

- Occupe-la un moment !

Je hochais la tête, plus à ma propre adresse qu’à la sienne ; il fallait que j’agisse, rapidement.

- J’espère que tu as un plan.

Je retirais ces foutus talons et me mis bien en vue, guettant avec appréhension l’arrivée de la Keeper. Peut-être s’était-elle trompée de chemin. Peut-être n’aurais-je pas besoin de risquer ma peau pour sauver celle de Zoé ; je pouvais m’enfuir, après tout. Laisser la jeune fille à la Keeper pendant qu’elle cherchait je ne sais quoi dans son sac. Seulement, après ce qu’elle venait de faire pour me sauver la peau, je ne pouvais juste pas la laisser là. Ne serait-ce que par honneur, pour le peu que j’en avais.

La Keeper ne tarda pas à arriver ; je n’avais aucune idée de si elle avait récupéré son flingue ou non, et misai sur la chance. Ou son indulgence.

- Ok, ok, c’est bon, criais-je en levant les mains. J’ai pas menti, je ne suis pas d’ici. J’ai aucune chance de m’en tirer. Amenez-moi juste au poste, on en discutera là-bas, hein ?

Putain. Moi et ma foutue habitude de négocier et re-négocier, plutôt que d’agir. J’espérais simplement que Zoé avait un plan valable, et qu’elle allait me tirer de là.
Qu’elle ne m’avait pas remis sur pied uniquement pour que je serve de diversion.

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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Mer 3 Avr - 20:36

Aria sentit l'onde de choc se répandre dans sa mâchoire. Déséquilibrée par son erreur, elle partit en arrière, ayant tout juste le temps de planter ses ongles dans le bras qui la bousculait. Le griffant sur toute la longueur dans sa chute, elle atterrit douloureusement sur la hanche, dores et déjà prête à se relever d’un bond et assassiner son agresseur ! Mais un méchant coup de pied dans la main lui fit lâcher son arme et avorter son élan.
Elle poussa un cri de rage menaçant à en faire exploser des vitres et bondit sur ses pieds, pour de bon cette fois. Attrapant rapidement son arme, la traqueuse amorça un pas solide pour se lancer à la poursuite de ses proies, à peine trois mètres devant elle. C’est alors qu’un affreux sentiment d’abandon l’assaillit et tritura sa conscience avec délectation, tandis qu’elle s’éloignait de l’origine de ce cri mille fois maudit qui l’avait fait perdre sa position ! Merde ! Ce Greg… c’en était fini de lui !

Elle ralentit pour choper son téléphone dans sa poche et trouva rapidement un numéro susceptible de l’aider :

- Allô ? Josh ? C’est Aria ! fit-elle en reprenant sa course, non, je cours derrière… On s’en fiche ! J’ai besoin de quelqu’un pour aller ramasser ce qui reste de Greg, et le broyer pour de bon !

Fichtre ! Cette drôle de façon de courir, une main à l’oreille, l’autre au revolver, tout en se concentrant sur la conversation la ralentissait ! Les deux femmes tournèrent à un coin de rue et Aria jura, tentant d’accélérer.

- Il a appelé à l’aide, mais je ne peux pas m’occuper de lui, là... Euh… Voyons…

Elle leva le nez pour cibler des éléments repérables du paysage, se mettant à piaffer sur place, tournant presque sur elle-même… Vite… Vite ! Où était-elle bon sang ? Elle déballa ce qu’elle pu à Joshua, pour qu’il réussisse à retrouver son imbécile, son boulet, son sombre crétin fini, son immonde erreur de la nature de compagnon et redémarra son galop effréné.

- C’est ça. J’compte sur toi !

Elle raccrocha. Hélas, la prochaine rue était vide… Elle s’arrêta, essaya d’écouter le bruit de la fuite des deux autres qui ne devaient pas être si loin que cela, choisit finalement une venelle parmi les trois choix possibles et s’y engouffra en trombe.

Il lui fallut peu de temps pour tomber nez à nez avec la donzelle la mieux élevée des deux ; Aria pila tout en braquant son revolver entre les yeux de la fuyarde. La colère battant à ses tempes, elle s’obligea néanmoins à écouter ce qu’on lui disait.

Elle reprit son souffle, inspirant lentement, doucement, réfléchissant à la situation. C’était bizarre. Sa vis-à-vis s’était découverte d’elle-même, sans essayer de se cacher. Parce qu’elle avait dit vrai, qu’elle était de la Bright ? Et elle aurait abandonné sa jeune sœur ? Sa jeune sœur qui l’avait si fraternellement emmené avec elle dans sa fuite ? Aria plissa les yeux… Elle n’aimait pas ça. Qu’effrayée, la jeune femme préfère se faire amener au poste et disculper, plutôt que de s’encanailler avec l’autre animal mal léché, ça se comprenait. Mais alors pourquoi avoir essayé de lui monter une histoire improbable de cadette enfuie de la demeure familiale ? Coup de stress ? Quelque chose à cacher ? Ou bien couvrait-elle la deuxième larronne en train de décamper le plus loin possible ? Aria se mordilla la lèvre : peut-être avaient-elles réellement un lien, peut-être que Zoé était une mutante et que cette jeune femme face à elle la protégeait car elle-même ne risquait pas Alcatraz… Quelqu’un qui aurait pu être Aria, essayant de protéger Eryn.

Elle ne s’égara dans ses questions qu’un quart de seconde avant de se recentrer : là, devant, une personne louche. Point barre.

- Très bien, fit Aria d’un ton glacé, enfile ça !

Sans baisser le canon de son arme, ni même cesser de fixer sa proie, elle décrocha la paire de menotte qu’elle portait à sa ceinture et les lança aux pieds de la donzelle.

- Et dis-moi où se cache ton acolyte. Ne me donne surtout pas de raison de tirer. Je suis très énervée, et j’ai besoin de justice pour ma mâchoire.


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Sweety Addicted Wild Cat

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June Lowell
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Dim 2 Juin - 15:05

Fais chier! Fais chier! Fais chier! Je scandais à plein tube cette litanie mentale avec toute la foi d'une adepte fanatique. Qu'est ce que je foutais là merde? Pourquoi courir des risques pour cette garce alors qu'elle avait essayée de me voler? Hein dis moi, tu sais pourquoi tu fais ça toi, June? Ben non, couillonne! Tiens voilà que je me parle à moi même maintenant! Cette nana doit encore plus me taper sur le système que ce que j'imaginais ou alors je devient carrément barje? Bouge ton cul ma grosse! C'est pas le moment de te poser des putains de questions à la con! J'ouvre le sac en grand et là, surprise! Dieu existe! Ou la chance, mais bon ça revient au même, car malgré toutes les chutes et les coups cette saloperie de bouteille d'alcool frelatée est intacte. Cool! Ça me rappelle mon enfance! Il faut juste que je vérifie un truc avant de prendre ma décision... Je débouche la bouteille avant de verser un peu de son contenu sur une bande de gaze prélevée dans le stock de pansements chourés plus tôt. Dehors j'entends ma comparse se rendre. Putain, quelle conne! J'enfouis la tête dans ma main, à deux doigts de choisir de l'abandonner à son sort. Quand je parlais d'une diversion, je parlais pas de tergiverser merde! Quelle plaie! J'inspire pour me calmer et fait un pari en attrapant le briquet. Tu crame pas, je te largue là, tu crame, je te tire de là pour te coller une beigne. De qui est-ce le jour de chance aujourd'hui???

- ...se cache ton acolyte. Ne me donne surtout pas de raison de tirer. Je suis très énervée, et j’ai besoin de justice pour ma mâchoire.

Vous savez ce qu'on dit à propos du loup? Je jette un coup d'œil discret en direction des deux filles pour mieux évaluer la situation. Zut, pour une fois qu'un flic se rend utile, c'est vraiment trop bête. J'envisage pendant quelques secondes de rester cachée et de laisser cette petite peste se faire embarquer, après tout ce ne serait que justice non? C'est ce que je devrais faire. C'est ce que j'aurai fait en temps normal et croyez moi, je suis la première surprise en sentant ma main se resserrer sur le briquet. J'inspire pour m'éclaircir les idées, c'est pas mon genre de me mêler de ça. J'aime pas jouer collectif justement pour ça, pour ne pas dépendre de quelqu'un ni que quelqu'un dépende de moi, ça n'amène que des emmerdes. Tire toi, c'est le mieux que tu as à faire, laisse tomber cette fille, c'est un aimant à problème. Pire elle a essayée de te voler! Laisse la crever, c'est que justice! Tu parle. Si tu l'aide maintenant, t'arrivera pas à t'en défaire! Nan, chacun repartira de son côté. C'est chacun pour soi June! Va te faire f...
Bouteille en main, briquet dans l'autre, je déboule de mon coin d'ombre comme un diablotin jaillirai de sa foutue boîte, un sourire mauvais sur les lèvres illuminé par les flammes qui embrasent les bandelettes autour du goulot. La voleuse est en train de ramasser les bracelets pendant que la flic redirige son arme sur moi par réflexe. Dans tes rêves princesse. Je lance mon cocktail Molotov improvisé en visant ses pieds en gueulant à l'intention de ma camarade d'infortune.

- A terre!

Au menu de ce soir, poulet rôti! Quoique... rien qu'a voir le cocktail s'élever dans les airs, je meurs littéralement de honte. Jamais je n'ai aussi mal visée de ma vie. Et voilà, au moins à deux mètres de ma cible, droit sur une foutue poubelle. Instinctivement je plonge au sol au moment où la bouteille s'écrase. Boum! Hé? Ça n'était pas censé exploser! Ils le distillent avec quoi leur alcool? J'entends un bang métallique alors que la poubelle retombe avec un bruit sourd et mat. Une odeur d'ordure et de cramée s'élève dans l'air. Yerk, j'aimerai pas être celle qui vient de se faire repeindre.
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Aria Blake
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Dim 1 Sep - 23:21

HRP:
 

D’accord. D’ac-cord. C’était enregistré, imprimé et affiché : ce jour-ci était particulièrement pourave.

Aria reprenait vaguement le dessus de la situation quand soudain, la petite racaille déboula derrière la gentille et conciliante proie de la flickette, brandissant une bouteille et un briquet… Elle comptait les inviter à un concert, ou quelque chose comme ça ? Aria braqua instantanément cette nouvelle excentrique menace et…
- A terre !
… ne tira pas.
Pourquoi ?
Elle toujours si réactive, si intransigeante, si sûre d’elle…
Aria Blake ne doutait jamais, et surtout pas dans une situation critique. Dans le danger, le doute est le pire ennemi du vivant, il faut agir. Ne dit-on pas « la meilleure des défenses, c’est l’attaque » ? Parée à faire feu, les sens en éveils et le doigt sur la gâchette, Aria ne fit pas l’élémentaire geste qui lui aurait permis de stopper la situation : abattre la menace. Et pourquoi ? Pour la même raison qui l’avait fait errer si tard dans la Seamy, qui l’avait poussée à ne pas sérieusement traquer sa proie. Le doute. Depuis qu’Aria avait croisé la route d’Eryn, elle doutait, malgré elle, de la légitimité de son rôle. De diverses petites choses insidieuses qui s’insinuaient désagréablement dans son esprit et le rendait moins fort, moins assuré que d’ordinaire.
Heureusement pour la princesse, la racaille loupa son tir en toute beauté : pouvait-on sincèrement viser aussi mal sans le faire exprès ? A croire que le cosmos lui-même se moquait de leur situation, la rendant la plus maladroite et cocasse possible ! La bouteille explosa –diantre !- à plus d’un mètre de sa cible et fit voler une poubelle qui se déversa durant son vol plané… pour finir sur la tête d’Aria qui s’écarta un quart de seconde trop tard. Et c’était pas la petite benne en plastique. C’était la grosse cuve de fer pleine de verre qu’elle se mangea sur le coin de son royal chef. Elle s’écroula, sonnée, au milieu des cul-de-bouteilles et bocaux plus ou moins vides tintants dans la ruelle dans un bruit d’enfer.

La dernière pensée d’Aria s’étiola longuement alors que l’inconscience l’engloutissait peu à peu. Elle fut pour sa sœur : Eryn n’aurait pas hésité, elle aurait tiré. Le général aussi. Aria était comme sa mère : rien d’une militaire, rien d’une guerrière, juste une princesse élevée comme une princesse pour devenir une princesse… Pourquoi avait-il fallut qu’on lui casse son monde ? La foudre était-elle tombée sur sa tour d’ivoire pour la punir d’un quelconque orgueil ? Aurait-elle dû rester dans ses décombres, plutôt que de partir à l’aventure, vouloir se rendre utile et devenir Peacekeeper ? Peacekeeper… Pff… gardien… de la paix. Quelle paix… y avait-il à garder… dans… ce merdier…
Fallait… vrai…ment… être…
à côté… de…
la plaque…
pour…
y croire…

Noir.






HRP:
 


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Double Agent

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Joshua Stone
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Message Sujet: Re: Where do you think you're going? [Terminé] | Lun 2 Sep - 17:31

Josh se frotta la tête, hésitant à donner un coup de pied à Greg pour le faire revenir à lui. Vraiment, ce mec était un incapable notoire. La présence de son équipier du jour l’en dissuada – une femme brutale qui rêvait de rejoindre l’équipe de Dawn – et il se contenta de pousser un soupir à fendre l’âme. Cela n’échappa à sa comparse qui haussa les épaules : on ne pouvait rien faire contre l’incapacité de Greg, que ce fût à la Station ou sur le terrain, pas moyen de le faire travailler convenablement.

« Je le ramène au QG, tu t’occupes de retrouver Blake ? »

Il approuva du chef et s’enfonça dans les rues de San Francisco avec la ferme intention de trouver l’origine de ce vacarme. Allons bon, Blake était une gamine, mais tout de même ! On aurait dû lui confier un coéquipier un peu plus expérimenté pour continuer à lui apprendre les ficelles du métier et pour couvrir ses arrières, pas un arriéré inapte à la traque ! Josh se promit d’en toucher deux mots à ses supérieurs ; il avait beau être un agent double, il prenait très à cœur la sécurité de ses collègues et concitoyen et tenait à ce que son travail fût bien fait.

Il arriva juste à temps pour assister au feu d’artifice du bout de la rue, percevoir le « à terre » et une silhouette étrangement familière qui se carapate ventre à terre, l’explosion, la voltige de verre brisé qui scintillait magnifiquement à la leur de l’explosion, le bouquet final. Il courut à toute allure et se précipita sur la jeune Peacekeeper, complètement sonnée.

« Blake ? »

Il tapota sa joue, prit son pouls, vérifia ses blessures, diverses coupures et là où la poubelle avait heurté sa tête, puis où sa tête avait heurté le sol ; toutes avaient l’air superficielles, – quoi qu’il doutât qu’elle jugeât la mèche de cheveux roussie et la mélasse étrange qui la couvrait par endroit comme étant des dégâts superficiels. Il insista quelques peu, l’appelant par son prénom, répétant dans un automatisme rodé les gestes du secouriste, pour voir si elle l’entendait, ou au moins réagissait. Son rapide examen terminé, il dut se rendre à l’évidence : il devrait porter sa majesté jusqu’à la sortie de la rue au moins, trop étroite pour qu’un camion d’intervention y pénètre. De toute façon, moins on utilisait ces derniers, plus on repoussait une pénurie totale de carburant.

Décidément, c’était une journée riche en ramassage d’ordures : d’abord Greg, puis maintenant l’auguste Princesse qui gisait parmi les déchets de verre. Quelle ironie ! Peut-être Josh s’en gausserait plus tard, d’un sourire en coin ou d’une œillade narquoise, voire quelques subtiles références pour faire enrager ce bout de femme plutôt balèze et bruyant. Il fallait savoir tirer parti de chaque situation.

Pour le moment, néanmoins, il se contentait de se cloîtrer dans son splendide sens du professionnalisme et s’assura de bien pencher la tête d’Aria sur le côté – qu’elle ne s’étouffe pas avec sa langue, ce serait malheureux, une langue si agile… – et, après un bref appel de renfort, il  passa ses bras sous les genoux et sous les épaules de la demoiselle. Elle bénéficiait ainsi d’un transport princier, dommage qu’elle fût plongée dans sa comateuse inconscience !

Direction le bercail et l’infirmerie.

RP Terminé


I’m Alive « I'm alive, well you're dead inside, I'm a slap in the face to your lullaby, Got you all tongue tied 'Cause you're living a lie, my friend… » I’m Alive - Shinedown .unbreakable
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Where do you think you're going? [Terminé]

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